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Essai du 125 AEON "Cobra"
D'aspect, il est sympathique,
voir superbe de profil... mais d'un tout petit gabarit, comparable à un Yamaha Breeze, à vue de nez. Il
s'adresse d'ailleurs manifestement à la même clientèle, à la recherche d'un
quad facile. Son point fort sur le papier est d'être accessible à toute la
famille, grâce à sa transmission automatique, et aussi très facile à manier
de par son poids réduit. Placé
à coté d'un Kawasaki 250 KSF, il paraissait un peu plus court et plus bas de
selle. A coté d'un Arctic-Cat, il est plutôt minuscule !
Ma plus grande surprise fut de découvrir une protection assez correcte du châssis
constitué d'un plaque de tôle lisse ! Les boulons de
fixation seront toutefois à remplacer par un modèle à tête arrondie pour
ne pas accrocher... La partie avant du cadre n'étant pas protégé dessous, j'ai rajouté
après la rando (pas visible sur la photo) un sabot; (découpé dans un bidon !) en plastique résistant.
Je compte faire de même sous les marche-pieds car je suis resté deux fois
bloqué par des souches qui "accrochent" les montants horizontaux
servant de
fixations inférieures aux marche-pieds. Les suspensions sont toutes réglables
en pré-contrainte du ressort, mais trop raides à l'avant, même réglées au
plus souple. . Compte-tenu de ses dimensions ramassées et la largeur
réduite, il à tendance a se mettre sur deux roues en virages "très
serrés" (guidon braqué à fond...) si vous faites "le fou",
sans vous déhancher suffisamment ! Attention, en conduite normale dans les
chemins, je n'ai jamais eu ce phénomène. Au contraire, j'ai fait quelques jolis
virages en glisse en le brusquant d'un coup de guidon. Plus rare, sa légèreté
permet de déplacer le train arrière à gauche ou à droite par un
"simple" mouvement des jambes... On peut ainsi "slalomer"
comme en ski avec la même technique ! La majorité de la rando ayant été parcourue à vitesse raisonnable
(10 à 15 KM/H de moyenne, pauses comprises), je n'ai eu aucun soucis avec la
tenue de route, même lors de trous ou bosses abordées à allure raisonnable.
A (trop) vive allure, j'ai parfois été un peu chahuté par les bosses et
trous, à cause de la légèreté de l'engin; j'ai donc été incité à rouler
à une vitesse plus adaptée au terrain. Le week-end dernier, avec un peu plus
de générosité sur les gaz que de coutume, j'ai tout de même réussi à
parcourir environ 30 km en une heure... La
conduite debout, jambes légèrement fléchies, étant bien sur de mise quand le
terrain était accidenté et la vitesse soutenue. Dernier point pour le châssis,
des graisseurs sont disposés un peu partout pour l'entretien.
A
l'arrière, la couronne est bien protégée par un sabot en tube, muni d'une
petite tôle soudée; par-contre le tambour ne bénéficie que d' un sabot en
tube. Un "bumper" avant, doublé d'une coque en plastique
dur, est boulonné sur le châssis et costaud, mais il est mal soudé d'origine (une
patte à l'envers !) et de ce fait un poil de travers ! Ce bumper possède
(possédait, la scie à métaux à fait son oeuvre depuis !) aussi
un boucle inférieure en tube, très pratique pour déplacer le quad, mais très
mal placée pour aborder les obstacles. Le Bumper protège aussi un
mini-radiateur d'huile mais celui-ci est très mal placé..., le flux d'air
frais étant masqué par le bumper et son sabot plastique... J'ai donc percé de
nombreux trous (à la perceuse) dans ce sabot pour permettre un meilleur refroidissement
du radiateur. Dans mon élan, et faute de connaître la température du moulin
en fonctionnement, j'ai monté un ventilateur (12 V, d'origine
informatique, genre ventilo d'alim.) pile de la largeur du radiateur, contre
celui-ci, tout en prenant l'alimentation électrique sur un connecteur
inutilisé (mais piloté par le commutateur code/phare) qui "traînait"
à coté. Le phare avant d'origine, intégré à la
coque, est doublé d'un phare directionnel fixé au guidon. Ce dernier phare
ayant été ajouté pour l'homologation CE. Les phares n'éclairent pas
terrible... un peu comme une mobylette :-). La pose de phares additionnels est
envisagée...
Les clignotants sont de type moto
tout terrain et n'appellent pas de commentaires si ce n'est qu'un des câbles se
balade, en pendant sous le garde-boue, et sera à fixer plus proprement
avec du bon vieux ruban adhésif !
Le feu AR
unique de type moto, surplombe l'indispensable support de plaque minéralogique.
Vu de derrière, on découvre un superbe silencieux au look original... et
raffiné, en tout cas à mon goût. Le tube d' échappement
est doublé par une tôle chromée pour éviter les brûlures. Une patte métallique
boulonnée (anti-vibration ?) de fixation, reliant le tube d' échappement au
cadre s'est cassée durant la première rando. Elle était coudée plusieurs fois et
démunie de silentbloc... Son absence ne semble pas poser de problèmes, mais je
vais sûrement la remplacer par sécurité par une patte "sur-mesure"
et surtout la monter sur silentbloc ! La carrosserie
est munie d 'extensions d'ailes pour assurer une meilleure protection des éclaboussures,
et son plastique parait d' une souplesse suffisante pour absorber les petits
chocs et ensuite reprendre sa forme initiale. J'ai malgré tout réussi à
fendre un tout petit morceaux d' extension d'aile en plastique assez rigide, à la fin des 90 kms de rando (mais j'avais fait
joué au pauvre 125 le rôle de bulldozer à travers bois, et aussi flirté avec
les poteaux d'un pont a peine aussi large que le quad !). Comme c'est situé à
l'intérieur du passage de roue, c'est invisible et sans conséquence. Un autocollant sur l'aile avant
gauche indique les charges maxi sur les portes-bagages... (absents de ce modèle
"sport" !) soit 15 kg à l' avant et 30 Kg pour l' arrière.
Coté opposé, un levier de vitesse à trois positions
permet le passage de la marche arrière ou du neutre, et bien sur d'enclencher
la marche avant. Une "grille" de sélection empêche les manipulations
accidentelle du levier, et il est donc nécessaire de pousser le levier vers l' extérieur
avant de le tirer en arrière ou de le pousser en avant. Le fonctionnent est
simple, et pour que la vitesse s' enclenche, il faut accélérer légèrement.
Avec l' habitude, cela se passe en douceur.
On notera également la présence d'une turbine de refroidissement
dit "à air forcé". Le cylindre et sa culasse sont invisibles... protégés par un
"capot" métallique destiné à canaliser le flux d'air ainsi obtenu. Pour en revenir à ce fameux moteur,
( fabriqué sous licence HONDA et de type "GY-6" ), c'est un monocylindre quatre-temps horizontal
souple (couple maxi à 4000 T/mn), peu puissant, et très
silencieux. Son seul défaut : des vibrations à haut régime, mais la pose
de "silentbloc" un peu partout (oubliés lors de la conception par le
constructeur ?) résout en grande partie le problème... J'ai découvert avec
surprise que malgré son variateur, le 125 disposait d'un frein moteur assez efficace...( pour une petite cylindrée ), qui agit dès la coupure des
gaz et jusqu' à 10 km/h, ensuite il ne faut pas hésiter à remettre un coup de gaz,
pour ré-embrayer le moteur. Le filtre à air papier est difficile d' accès et oblige à déposer
entièrement la coque arrière (!) pour son
démontage... Le perçage de quelques trous pour laisser passer un
tournevis, et la suppression définitive de certaines vis de la partie
supérieure du boîtier, ont solutionné le problème après une après midi de
galère ! Pour finir passons au guidon ! Il
dispose bien sur des commodos indispensables avec les commandes de clignotants,
warning, phares, etc. La gâchette des gaz n'est pas assez souple (ressort à modifier
?) et finit par fatiguer le pouce dans les lignes droites... Deux rétroviseurs
( pratiques sur route ) ont étés ajoutés pour
l' homologation, tout comme un compteur électronique... (d' origine vélo !).
Après de multiples tentatives, et un coup de fil au service technique de l'
importateur, j'ai finis par réussir à le paramétrer correctement. La platine supportant la clé de contact et les voyants habituels, dispose par
contre d'origine d'une superbe jauge à essence d'une grande lisibilité. On
notera une consommation d'environ 1 litre à l' heure en rando, ce qui donne une
autonomie potentielle de 200 km ! Le freinage
AV ou AR est
assuré par les leviers droite et gauche qui actionnent les tambours par câbles.
le freinage AR est performant compte tenu des vitesses atteintes. Le freinage
avant utilisé seul est trop inefficace... Une pédale
"de secours", peu accessible mais disposant d'un jeu complet de câbles
supplémentaires, permet un freinage intégral (couplé). Verdict
: Pour ne pas vous allécher inutilement, si vous êtes d'un "fort
beau gabarit", :-), vous risquez de vous sentir à
l'étroit sur un tel engin. Sinon le 125 AEON nous à étonné,
par ses capacités de franchissement, sa maniabilité et la bonne volonté de
son petit moteur. Le 125 Cobra vous permettra de passer presque partout, dans les
limites de ses deux roues motrices et de sa cylindrée un peu juste. Seul sa hauteur de passage à gué (
40 cm maxi recommandés ) vous interdira la traversée de ruisseau trop profond.
( Notons que de l'avis de certains professionnels, l'eau est l' ennemie du quad,
et que les gués d' aujourd'hui seront la cause des ennuis de demain...) Avec
aucun ou très peu d'élan, même les côtes les plus "sévères" sont
avalées sans soucis... Contre
quelques heures de bricolage (!), pour parfaire les
finitions ou de petites erreurs de conception, il deviendra un compagnon de
rando possible pour celui qui cherche un engin simple, léger, économique et
facile à dompter :-) Enfin, certains indices font penser que le 125 AEON et le
Yukon ou le Challenger (E-Ton) pourraient partager une même base : châssis ( vraisemblablement
cloné sur le Breeze ! ) et aussi moteur...
Pour
la petite histoire, le 125 était systématiquement devant le 300 Arctic-Cat (!)
dès que les grosses difficultés survenaient : Son poids plume, son variateur et le passage en
marche arrière quasi-instantané, simplifiant les manœuvres et la conduite
"trialisante", en permettant de se consacrer uniquement au choix de la
trajectoire. Sa faible largeur était aussi un avantage incontestable dans les
sentiers très étroits, là ou le "gros" 300 devait parfois manœuvrer
pour passer... Etienne, le pilote de l'Arctic-Cat 4x4 aux 15 vitesses ( trois
gammes ! ) était, à l' issue de ces premiers 90 km, convaincu de la supériorité du
variateur sur la boite mécanique, pour un usage loisir / rando... L'avis
d'un autre propriétaire de ce quad... PS
: Coté finition, les premiers modèles n' étaient pas terribles, mais les
modèle 2003 sont nettement mieux finis. Le détail des 1000
km en 125 Cobra... | |
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1024 x 768 recommandé |
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