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wpe9.jpg (28651 octets)DAKAR 2003 - TEAM BETH CEU DE PAU - Franck LEGAULT n° 178 - Christophe CHALAND n°177

Un DAKAR … en Quad … 9500km… sans assistance … Challenge réussi !

L’arrivée à Sharm El Sheikh en Egypte le 19 janvier 2003 a été la consécration de longs efforts, de galères, d’imprévus, mais aussi de moments d’exceptions.
Heureusement nous étions deux… deux fous à s’être engagés en quad sur un Dakar.

Après le Rallye de Tunisie en avril 2002, où nous avons terminé 2ème et 3ème en catégorie quad et 33ème et 41ème sur 120 partants moto, nous étions très motivés pour trouver plus dur, plus difficile. Après un mois de réflexion, nous étions décidés : le Dakar : objectif être prêt pour le 31 décembre.
1. Trouver des partenaires
2. Préparer les quads
3. Préparation physique intensive

Résultat : le 31 décembre nous sommes à Marseille.

Nous découvrons là l’ambiance du Dakar. Certains amateurs se préparent depuis plus de 2 ans ; d’autres, ont des budgets pharaoniques. On se sent tout petit et ridicule … 

Les 14 quads engagés sont superbement préparés. La majorité ont déjà fait au moins un Dakar, et certains bénéficient d’assistance impressionnante.
Nous découvrons notamment les raptors de la famille ETARD, qui nous a conseillé par tél. et donné quelques astuces.
Nous sympathisons rapidement avec tous les quadeurs qui partagent la même folie…
Le stress s’efface au départ du prologue …
La traversée des villes françaises est super : les gens sont là pour accueillir tous les participants. L’ambiance est chaleureuse.
Nous roulons tranquillement en France et en Espagne ; les spéciales n’offrent rien d’inconnu, tandis que les liaisons imposent 930km de route. L’horreur …
Après une paella géante offerte par la ville de Valençia, nous embarquons pour 36h de bateau en direction de Tunis.

TUNIS –TOZEUR 463Km

Habitant en Tunisie, l’accueil sur l’avenue Habib Bourguiba est très chaleureux d’autant plus que je suis le seul engagé moto représentant le Moto club de la Marsa.. Tous mes copains du Moto club Sont là, la télé et les journalistes. 
400km de route pour 25km de spéciale.
1er bivouac africain sur l’aéroport de Tozeur.
Pour nous, le Dakar commence vraiment demain.

TOZEUR - EL BORMA 494 Km 

Encore 140km de route, on adore … vivement la piste.
Celle-ci est extrêmement cassante sur 200km, ce qui nous arrache les bras et les épaules.
Notre stratégie pour rouler n’est pas encore au point. Christophe qui roule derrière a vu la bonne piste, tandis que je me perds…
Je me rends compte que mon réservoir est vide et que j’ai perdu mon essence. Je croise Ricardo le portugais, en 660 Raptor, qui a été percuté par une voiture ; les dégâts sont importants , il repartira, j’en profite pour le soulager de 2 litres d’essence.
Je retombe rapidement en panne. J’intercepte une moto et repart avec un peu d’essence…
J’arrive enfin au bivouac. En plus de mon problème d’essence, j’ai un pneu crevé et la boucle arrière dessoudée. La nuit est courte !

EL BORMA – GHADAMES 278 Km
Une spéciale pour les Quads.
Pas de chance au km 93 après le CP1, la fuite d’essence s’accentue, mon réservoir est vide… on perd 2h30 à démonter le carbu. Pointeau bloqué.
Toutes les voitures et camions sont passés, on est dernier. On repart et rattrape rapidement plusieurs voitures et camions plantés dans le sable. Le moral remonte, les quads avalent les dunes. Le passage en Libye se fait sans problème ;

GHADAMES – GHAT - SEBBAH : Etape Marathon 1500km.
1ere partie Gadames – Ghat 691 Km 
Pour nous cela ne change rien -les assistances ne seront pas à Ghat – mon quad
consomme soudainement 1 litre d’huile au 100km. Elf, partenaire officiel, n’a plus d’huile à fournir aux pilotes ; je récupère donc 6 litres d’huile dans une station libyenne pour le lendemain. C’est la plus longue spéciale du Dakar avec un passage de 50 Km de grosses dunes. On traverse l’erg Awbari, il faut trouver les bons passages, nous arrivons épuisés vers minuit au bivouac.

2ème partie de l’étape marathon : Ghat – Sebbah 727km
Nous passons dans l’Akakous, et le désert du Murzuk , sans doute les plus beaux paysages du Dakar.
Coup de théâtre, mon réservoir additionnel de 17 litres a pris une grosse pierre, et il fuit. Tant pis, je prends le départ de la spéciale sans réservoir additionnel…
Les quads surfent sur les grandes dunes où les camions et les autos se tankent.
On sera juste en essence avec 17 litres de moins. Après 200km rencontre de militaires libyens en 4x4. A 10cts €/litre ! ils m’offrent 20 litres, le stress s’arrête. L’arrivée à Sebbah est un soulagement. Je récupère mon réservoir de 14litres, la course peut continuer.
Pendant le repas, nous apprenons qu’un de nos copain quadeur belge s’est perdu en Algérie et qu’il est en prison. Il y passera 36 Heures et sera expulsé totalement dépouillé de tous biens.

Sebbah – Zilla 585 Km

Les 200 premiers km sont du gâteau. Belle piste roulante, a fond ! Au km 290, Christophe s’arrête : il saigne abondamment du nez. L’hélico médical se pose et stoppe le saignement en lui bouchant complètement le nez – On avait employé la même technique pour le carbu. : boucher le tuyau de trop plein de la cuve !-
Au bout de 5mn, il saigne par l’œil ! le toubib est inquiet… pas Teuf, il a l’habitude !
On repart au bout d’une heure confiant, l’arrivée est dans 270km…
La plus belle navigation du Rallye à lieu à ce moment là. Totalement hors trace, dans des canyons de sable surmontés de grosses arêtes rocheuses. Le sable est porteur et de couleur « feu », comme brûlé par le soleil…
Nous trouvons le CP3 difficilement, mais peu importe, il ne reste que 150km.
Et là, commence l’horreur : nous roulons en 1ère ou 2ème vitesse maxi. : une piste unique de fesh-fesh dans un dédale de roches volcaniques noires.

Sur la piste, les quads n’ont plus de direction et partent en travers comme sur la neige –sauf que dessous il y a des roches - ; en roulant les quads poussent le fesh – fesh qui nous revient par l’avant du quad où par derrière poussé par le vent ! Christophe tombe 8 fois du quad !

La nuit tombe.
Nous sommes obligés de nettoyer les filtres à air 3 fois.
En 1ère, l’alternateur ne fonctionne plus et les phares additionnels pompent tout le jus : mon quad ne démarre plus ! Heureusement un camion arrive et me tire pour redémarrer.
Tout le monde part dans tous les sens, cherchant la bonne direction. Plus le temps passe, plus nous croisons de motos et autos qui abandonnent …
Christophe a très mal aux jambes et à la hanche, moi, les secousses latérales m’ont arraché les bras et épaules, et j’ai le poignet prêt à lâcher…
3h30 du mat. Nous arrivons au bivouac,il nous a fallu 11h30 pour faire ces 150km ! 
Un repas chaud, et direction le sac de couchage pour 2h30 de sommeil pour repartir sur une spéciale de 554km sans GPS …

ZILLA – SARRIR 554 Km

Etape sans GPS
Nous suivons scrupuleusement le Road Book pour ne pas se perdre et nous nous trouvons souvent confronté à des changements de direction ou l’erreur n’est pas permise. Nous arrivons vers 18H30, couché 22h , on va pouvoir dormir un peu.

SARIR – SIWA 586 Km

La piste moins chaotique nous permet de récupérer un peu. La tension se relâche nous nous endormons sur les quads ! et risquons l’accident ! : un micro sommeil de 20mn sur le bord de la piste nous permet de récupérer et de continuer la spéciale.
Notre objectif est d’arriver à Siwa pour la journée de repos. Les quads ont souffert, nous aussi. Christophe a le mollet violet, le genou gonflé et marche difficilement –A l’image de son sabot : tout tordu !-
L’arrivée de la spéciale est à la frontière Egyptienne. Un camion d’assistance KTM a sauté sur une mine. Auriol stoppe tout le monde. Nous devons passer la nuit là où on est. Pas de bol, rien à manger, rien pour dormir.
Heureusement, nous sommes une centaine à être rassemblé à la frontière.
Les médecins ont des rations mais pas de duvet.
Nous nous enroulons dans une bâche en plastique et nous avons froid toute la nuit. Nous nous réveillons toutes les demi-heures en grelottant et nous pensons déjà à la journée de repos que l’on n’aura pas.
Pendant la nuit deux autres mines ont été trouvées ; On nous demande de ne pas sortir des traces et de rouler en convoi.
Nous arrivons à la journée de repos vers 11heures, Christophe a encore sa bâche sanglé sur lui en guise de sac de couchage, et nous apprenons que rien n’est prévu pour nous ;et que la boucle Siwa-Siwa est obligatoire sinon nous serons hors course.
Nous siestons 1 heure puis nous remettons en état nos quads qui ont souffert.
Les médecins convoquent Christophe pour une radio : s’il trouve une fracture ils ne le laisseront pas repartir. Heureusement rien de cassé, juste une belle entorse et de gros bleus.
En fin d’après midi on trouve le luxe de se raser et de prendre une douche ; la première depuis 7 jours.

SIWA-SIWA 445 Km

Le sable est porteur, on roule doucement car Christophe a très mal aux jambes et à la hanche. Le sable est reposant à condition de rouler en dehors des traces…
Les dunes cathédrales sont balisées par des drapeaux car très dangereuses. Notre objectif est de rouler le moins possible de nuit, car tout est beaucoup plus difficile.
A 100 Km de l’arrivée mon pot d’échappement FMF explose en deux morceaux : Le bruit est horrible, j’ai les oreilles qui explosent.
Il va y avoir du boulot au bivouac.

SIWA – DAKHLA 657Km

Nous traversons de beaux paysages, les portions de sables nous permettent de nous reposer .Nous naviguons assez bien, et roulons souvent sans voir personne pendant des heures. Les plateaux de roches noires font disparaître toutes les traces. Nous suivons le cap…
Il ne reste que deux étapes, ça nous aide à tenir bon.
Christophe a explosé son sabot, la chaîne du quad déraille et s’enroule autour du pignon Ce n’est pas ça qui va nous arrêter maintenant.
Quant à mon pignon avant il est rond et la chaîne saute : il faudra changer le kit chaîne cette nuit au bivouac.
200 km plus loin c’est le support de tableau de bord de Christophe qui lâche fissuré par les vibrations. On sangle le tout et on repart…
Les quads commencent à avoir triste mine et nous aussi.
On voit de moins en moins les paysages et restons concentrés sur la piste pour éviter les pièges.

DAKHLA – LUXOR 702 Km

On découvre la spéciale en l’insérant dans le dérouleur de road book : Super : 275 km de spéciale et … 403 km de liaison : On est venu pour en chier sur les pistes pas sur le goudron :400 km en quad c’est l’horreur !
On retiendra de cette spéciale la descente d’une dune d’environ 2km. La plus grosse du rallye et de gros champignons de calcaire blanc ; paysages somptueux. Je surveille mon retro, car une quinzaine de voitures sont déjà passés, le Kamaz va bientôt débarqué et il vaut mieux le laisser passer…
Pour ce qui est du temple et du tourisme, ce sera pour une prochaine fois.


LOUXOR – ABU RISH 576 Km

L’avant dernière étape, mais on ne pense pas à l’arrivée car tous les jours il y en a qui abandonnent.
Hier on a vu le camion balai, il était plein de motos. On sait que le camion balai ne prend pas les quads et qu’il faudra les abandonner au milieu du désert si on arrête en pleine spéciale.
Les quads fonctionnent bien, le mien ne consomme plus que 2 litres d’huile pour 600 kms.
Le sable annoncé n’en n’est pas :c’est du caillou et de la piste ondulée de whoops ; Ca me rappelle le moto cross… sauf que là il y a 10 km de whoops, en première vitesse ça fait long.
Puis comme si cela n’était pas suffisant le premier pierrier du Dakar. 9kms de trial en montée.
Les blocs font 30cm de haut, les motos passent difficilement en serpentant , les voitures et camions avalent ça avec une facilité déconcertante.
Nous les quads, on ne passent pas… Zaniroli le traceur du Dakar n’a pas pensé aux quads. On doit trouver des passages détournés pour avancer. 3heures seront nécessaires pour venir à bout de ce pierrier.
Notre copain Arnaud Besnier actuellement pilote officiel SUZUKI nous en avait parlé lorsqu’il a fait le Dakar il y a 3 ans : Maintenant on sait de quoi il parlait…
On arrive encore de nuit, fatigués, mais cela n’a plus d’importance c’est notre dernier bivouac.
Sur le bivouac des amateurs il n’y a plus grand monde.
La télé s’intéresse à nous et on fait le direct de l’émission « la piste du Dakar » à 20h15.
Après une mécanique sommaire, il est 11H du soir, il faut aller se coucher car nous devons nous réveiller dans 2heures : La surprise est cool pour la dernière étape !

ABU RISH – SHARM EL SHEIHK 828 Km

463 Km de Liaison et 365 km de spéciale

Levé à 2 h du mat dans le froid glacial, 2 épaisseurs de polaire, gants de ski, coupe vent et nous voilà partis pour 463 km de route !
Je suis tellement fatigué que je m’endors sur le quad et manque de taper le rail de sécurité.
On décide de s’arrêter et de dormir 15 minutes.
Lorsque nous nous réveillons il n’y a plus personne. Les voitures et camions sont passés ; on est les derniers. Le Road book a quelques erreurs –travaux encours sur la route-, on se perd ; heureusement on retrouve un groupe de voitures perdues comme nous et on retrouve ensemble la bonne route.
Nous roulons à 120 Km /h pour rattraper le retard. Lorsque nous arrivons au départ de la spéciale c’est pile notre tour de partir. Pas de pénalité ! Il reste 365 kms à parcourir et à priori c’est du sable…
Pas de chance ce sont des canyons et, bel et bien des cailloux : nous roulons en 2 maxi 3.
Christophe pisse l’essence par le carbu et tombe en panne. Il lui reste 10 litres pour finir.
On sent que l’arrivée n’est pas loin mais cette spéciale est très difficile, on croise des motos qui abandonnent pourtant si près du but.
On arrive de nuit, Christophe passe deux heures à démonter son carbu. 
Vers 10 Heures on met les quads en parc fermé, puis c’est la douche à l’hôtel.
On y reste 20 minutes chacun. Deuxième douche depuis 10 jours, c’est peu…


SHARM - SHARM 56 Km 

Le lendemain matin c’est départ en sens inverse du classement Moto :
Je pars premier de la spéciale de 34 Km C’est du gâteau, mais sur un Dakar il ne faut jamais crier victoire, ceux qui sont restés dans la spéciale d’hier en témoigneront…
Je roule à fond durant toute la spéciale sans aucune trace devant : je me prends pour Richard Saint et c’est grisant. 
J’arrive le premier à l’arrivée générale du DAKAR .La foule est là pour applaudir ; une liaison rapide nous rapproche du podium d’arrivée où nous attendent Auriol et Zaniroli.
Nous sommes les premiers à monter sur le podium ensemble avec Christophe. C’est un moment que nous savourons.
Auriol nous remet une médaille et nous dit : « Bravo les gars entre nous je n’aurai jamais entrepris un Dakar en quad !»

Ca y est on l’a fait, le challenge est gagné !

Dans le parc fermé tous les motards se congratulent, et beaucoup viennent nous féliciter. On est 9 quads à être arrivés, tout le monde se félicite, l’ambiance est indescriptible et le petit groupe de quads arrivé jusqu’au bout se réunit pour les photos souvenir. 
Ceux qui ont fait plusieurs Dakar jugent celui-ci comme moyen, mais la spéciale entre Sabah et Zilla est jugée comme la plus difficile des 4 derniers Dakar.
Ma femme Nathalie est également à l’arrivée, « Nous sommes ses héros »
Elle nous avait dit : « si vous arrivez à Sebah ça sera déjà bien ».
On est heureux et on savoure le défilé des autres concurrents moto puis auto et camion, car maintenant on a le temps…

Les Détails du DAKAR

- Nous avons roulé 125 heures soit environ le double de Richard Saint le vainqueur du dakar.
- Sur 182 partants 98 sont arrivés
- 33 pilotes à l’arrivée étaient des amateurs participant pour la première fois à un Dakar (dont nous faisons partie)
- Christophe et moi même sommes les deux seuls amateurs étant à l’arrivée et ayant participé pour la première fois en Quad.
- Le budget du Team 500 000F 
- Nombre de sponsors 20
- Les principaux : YAMAHA, CLAUDET MOTO, CMA, IPONE, FLC, COPADEX, EMC, TSAI, SPORT AKILEINE, MOTO CLUB DE LA MARSA TUNISIE, DIDIER D’ALEO, HEDI BOURGUIDA, TAOFIK, MALEK , ALAIN, NATHALIE, MOEZ.
- L’équipement des RAPTOR 660 R
- Moteur stock
- Pot et boite à air préparé
- Amortisseurs EMC
- Guidons Star Bar
- 47 litres d’essence embarqués dans 3 réservoirs 10+20+17
- 1 roue de secours avec entretoise (av-ar)
- 1 caisse à outil complète
- 6 litres d’eau
- 1 balise satellite
- 1 téléphone satellite
- 2 rétro (pour voir arriver les autos + camion)
- 1coupe vent 
- 1 polaire
- 4 phares pour rouler de nuit
- 3 ICO


CONSOMMATION DU TEAM
- 16 pneus
- 4 transmissions
- 60 litres d’huile
- 2 ampoules
- 2000 litres de super
- 8 mèches de réparation pneu (Merci à la ste COPADEX de nous avoir fourni les bons pneus)
- 10 filtres à airs 
- 4 Filtres à Huiles
- 3 Sabots
- 1 attache rapide
- 10 metre de fil de fer
- 1 tonne de boulons
- 2 boites de boisson énergétiques
- 70 doses de coup de fouet (Dose super énergétique Booster)
- 2 tubes et 3 boites d’anti-inflammatoire

LA DEVISE DU TEAM A L’ARRIVEE : 

IT IS NOT THE SIZE OF THE DOG IN THE FIGHT , IT IS THE SIZE OF THE FIGHT IN THE DOG.

Crédit Photo DPPI - www.raid-live.com - Texte : Franck LEGAULT

Niveau supérieur :

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JDQ #15
JDQ #14
JDQ #13
JDQ #12
JDQ #11
JDQ #10
JDQ #9
JDQ #8
JDQ #7
JDQ #6
JDQ #5
JDQ #4
JDQ #3
JDQ #2
TransVal 2003
JDQ #1
HandiQuad

1024 x 768 recommandé

  

 

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