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Texte Camille Bonnet, Photos Camille Bonnet / Hervé Gaillard.
On peut considérer cet essai comme un essai très longue
durée, depuis Noël 1999 soit près de 3 ans et demi … et ça continue !
Historique …
Le Bear-Tracker est la nouvelle version du Timberwolf. Les
améliorations apportées ne sont pas flagrantes par rapport au modèle de Bear-Tracker essayé, un pare choc avant légèrement redessiné et le porte bagage
arrière s’est vu allégé d’un petit « rebord »
qui pouvait être appréciable.
Il faut savoir que le modèle testé ici est le modèle
1999 (217kg), aujourd’hui une nouvelle version
munie de freins à disques et plus légère est disponible (199kg)!
Utilisation …
Aux premiers abords, on déduit rapidement dans
quelle cour il joue : l’usage convenu est un usage loisir et utilitaire
pour des travaux légers. Il a un côté ludique, la motorisation
est largement suffisante pour l’usage prétendu.
Première vue …
Côté esthétique, il plaira à certains et pas à
d’autres…il est vrai qu’il a l’air un peu vieillissant mais ses lignes
un peu étirées lui confèrent un brin d’agressivité vu de côté qui
restent dans les limites du raisonnable ! De face comme de derrière apparaît
son côté plus utilitaire et bien protégé par la tubulure.
Les finitions ne sont pas mauvaises, rien à critiquer,
tout est bien ajusté. On notera un tableau de bord un peu pauvre en
informations, seul deux voyants ses présents (point mort et marche arrière) et
le neiman. La simplicité du tableau peu s’avérer être un avantage lors
d’un retournement par exemple !
L’accessibilité à la batterie est aisée (sous la
selle), le moteur, la bougie et
toutes les autres pièces en général sont aussi facile d’accès.
Les pneus d’origines sont efficaces mais pas longtemps…
le manque de gomme est flagrant ! Il faudra vite les remplacer … Les
Viper de Kenda ou les All Track
semblent être un bon compromis.
Les phares offrent une luminosité « suffisante »,
on appréciera la luminosité du feu arrière en roulant à plusieurs de nuit.
Du haut de ses 229cc la motorisation est suffisante en
randonnée comme pour les travaux !
Le confort est une des premières qualités de l’engin,
vous pouvez endormir vos enfants tout en les promenant sur les chemins ! La
large et longue selle accepte deux passagers pas trop épais … J
On regrettera la position de l’inverseur qui oblige à se
baisser et sera très difficile d’emploi pour les débutants, ainsi que la
commande de starter au niveau du carburateur assez inaccessible… Il y a de la
place sur le tableau de bord, pourquoi ne pas l’avoir greffé a cet endroit…
hein Mr Yam ?
Moteur …
Ce monocylindre 4 temps développe une
puissance d’environ 16 chevaux bien suffisante pour l’utilisation attendue !
Le couple a bas régime ne déborde pas mais on peut rouler à bas régime seul
en randonnée. C’est un moteur indestructible et ne demande que très peu
d’entretient ! Une vidange moteur de temps à autre et de l’essence J
c’est tout ce qu’il demande ! En trois ans et demi, des milliers de
kilomètres parcourus et des centaines d’heures de marche n’ont en rien
fatigué le moteur, aucune casse ni aucun démontage n’a été effectué.
Il en en sort un doux bruit qui rappelle celui d’un
400cc, mais le niveau sonore est respectable !
On notera aussi un frein moteur pas négligeable !
Il évite biens souvent d’avoir recourt aux freins.
Transmission …
Le moteur est accouplé à une boite à 5 rapports,
avec embrayage centrifuge. Un bon compromis entre randonnée, franchissement et
travaux agricoles ! La boite est bien étagée, la première ultra courte
permet de tracter de lourdes charges (+ ou – 500kg). En franchissement la
première sera parfois trop courte ne permettant pas de prendre assez d’élan,
il est préférable de passer en seconde (voire même de démarrer en seconde !).
Un autre point fort et qui situe bien le quad dans sa catégorie
est le cardan. L’entretient est réduit à peu de chose… une simple vidange
du pont (une fois par an).
La marche arrière est néanmoins compliquée et pas facile
à engager. Le Bear tire court, c'est-à-dire que bien souvent on a envie de
passer une sixième qui n’existe pas !
Freinage …
Le quad est freiné par 3 tambours, qui pour des
tambours sont plutôt efficaces ! Même en passage de court d’eau,
l’efficacité n’est guère altérée. Même sur goudron et à deux sur
l’engin, on arrive à bloquer les 4 roues. Néanmoins après 3 ans et demi
d’usage, le tambour arrière perd en efficacité même si l’usure n’est
toutefois pas encore arrivée à la moitié…
Grâce a la boite semi auto, il y a trois commandes de
freins : les deux poignées + la pédale qui freine les roues arrières.
Tout ceci très pratique dans des situations délicates ou pour une conduite à
une seule main.
Châssis …
Le châssis du Bear reprend celui de son grand frère
le Big Bear 350, aucun soucis, c’est du solide ! Rien n’a bougé même
après des séries de sauts en circuit de cross !
Suspensions …
Les suspensions offrent un débattement respectable
qui confère à la machine un bon confort associé à
une bonne selle moelleuse et large. L’amortisseur arrière est réglable
et précontrainte du ressort. Les amortisseurs avant sont de type Mac Pherson.
Franchissements …
Un boite bien étagée,
un moteur assez vif et des suspensions relativement bonnes permettent des
franchissements assez osés ! Si l’adhérence n’est pas au rendez-vous,
les franchissements en montée seront tout de même difficiles sauf s’il y a
assez pour s’élancer. Attention, en situation délicate, la marche arrière
peut être très limitée voire dangereuse…
ce n’est pas un 4x4… Les protections châssis et moteur sont aussi
assez légères, il faut faire attention…
Utilitaire …
Sa vocation n’est pas le travail agricole pur mais
il accepte volontiers les travaux ‘légers’. Son châssis étant
costaud et étant doté de bons porte-bagages
(vidéo) il accepte les petits
travaux de la ferme ou de jardins. Sa limite de traction est donnée à 330 kg
mais le double est faisable et même dans des conditions pas favorables !
On lui a fait tirer une remorque de 27 bottes de foin (soit environ une charge
totale de 700kg) sur près de 2 Km
pour une pente maxi de 15% sur
chemin en terre… Heureux de compter sur le frein moteur pour des travaux comme
celui la ! Il faut aussi noter que les travaux les plus lourds ont été
effectué avec un passager pour avoir une meilleure traction en augmentant le
poids sur les roues motrices. Le
moteur ne sera jamais à bout,
ce sont toujours les pneus et l’adhérence qui font défaut !
Pour les équipements utilitaires, le seul qui lâchera
sera la potence d’ attelage qui est
conçu un peu légèrement… mais il est facile d’en refaire un autre
plus solide !
Conclusion …
Sur trois ans et demi de bons et loyaux
services, il n’aura coûté qu’un mauvais capteur de point mort, et un
attelage refait ! (Bien sur 2 paires de pneus arrières, 1 paire à
l’avant, une paire de jante arrière, de l’huile, de graisse et de
l’essence ;-) . Le Bear-Tracker est quad fiable et ludique dont on ne se
lasse pas. C’est un quad très polyvalent et maître en randonnée. Son prix
sur le marché le place dans les moins chers de sa catégorie !
Note : Selon tout ce qu’il se dit, le 250
Ozark de Suzuki serait bien plus performant et au style plus novateur… un
essai comparatif bientôt ?
+
-
Caractéristiques Techniques …
Moteur
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Type
:
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Monocylindre
quatre temps refroidi par air, simple arbre à cames en tête
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Cylindrée
:
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229,6
cm3
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Démarrage
:
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Électrique/lanceur
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Capacité
réservoir essence :
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12
L
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Boîte
de vitesses :
|
Cinq
vitesses + marche arrière
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Transmission
:
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2x4
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Partie cycle
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Longueur
HT :
|
1
940 mm
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Largeur
HT :
|
1
080 mm
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Hauteur
HT :
|
1
118 mm
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Empattement
:
|
1
170 mm
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Garde
au sol :
|
150
mm
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Poids
à sec :
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199
kg
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Suspension
avant :
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Type
Mac Pherson
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Suspension
arrière :
|
Bras
oscillant / Amortisseur réglable
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Frein
avant :
|
Disques
hydrauliques
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Frein
arrière :
|
Tambour
étanche
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Pneus
avant :
|
22
x 7-10
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Pneus
arrière :
|
22
x 10-10
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Capacité
porte-bagages avant :
|
30
kg
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Capacité
porte-bagages arrière :
|
45
kg
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En vidéo :
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