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PROWLER XT - Présentation
"L'habit ne fait pas le moine..."
Texte / photos / vidéo :
H.G 'randoquad'
Vidéo haut
débit -
Vidéo bas
débit
Récit d'une aventure Tyrolienne, avec une pincée de SSV sauce
ricaine, un peu de neige, du schnapps, beaucoup de bière, du cochon, des blondes
aux yeux bleus... Laissez mijoter 72 H à feux doux et vous obtenez ceçi :

"Vous êtes invités à essayer le PROWLER, pour
la présentation presse... en Autriche..." me déclare
Delphine, d'Artic-Cat France, "comme ça", en passant à la rédaction récupérer le
400 "3en1" prêté pour un essai.
Hummm, pas très enthousiaste l'Hervé
(c'est moi), à l'idée de se taper deux jours de voyages pour essayer brièvement
(une présentation presse, c'est loin de permettre un essai en profondeur), ce que je
présumais comme un engin... "aussi fun qu'un tracteur"
!
Mais
bon, Delphine est une charmante brunette, je ne connais pas
l'Autriche, et puis Arctic-Cat France est un nouvel annonceur du JDQ, dirigé par
un ancien d'EVERSET, l'ex-importateur Bombardier, qui nous avais soutenu à
l'époque des débuts du JDQ...
Alors c'est l'occasion de renvoyer l'ascenseur. La
presse et les importateurs, c'est d'abord des "histoires d'hommes", des
rencontres, des relations de confiance et d'amitié, des gens avec qui on prend
plaisir à travailler. Pour ceux là,
on fait des petits sacrifices comme partir en expédition en "contrée hostile",
pour tester un SSV...
Une grande première au JDQ pour nous qui, avouons le,
regardions ces engins (les SSV) comme des trucs pas rigolos et dont on se
demandait à quoi ça pouvait bien servir...
Faut le dire de suite on s'est bien marré... au
volant du Prowler, comme durant les 72 H de cette expé au pays de Heidi. En
compagnie de 35 journalistes Européens, dont le "groupe France" composé des
représentants de QPM, LMDQ, ATV, Quad Pratique, et votre serviteur pour le JDQ,
c'est 72 heures de bonne humeur, de gastronomie locale, de délires en tous
genres, de surprises.
C'est parti, le récit "jour après jour" de cette
présentation presse, pour faire vivre de l'intérieur la vie laborieuse d'un
envoyé spécial du JDQ au Tyroll...
Jour 1
"Nuit en Brouillard" : Embarquement à 10H05 maxi... Le temps de réunir tout mon
barda de tintin-reporter, suis à la bourre... GAZ, la jdqmobile file sur l'autoroute à des vitesse inavouables, put...
je vais être à la bourre, rater l'avion ??? GAZ, GAZ et RE-GAZ... Radars ?
je sais ou qu'ils sont :-) Annecy-Lyon, je connais par coeur... Je suis sur le
parking de l'aéroport, largue la bagnole et trace a pied jusqu'au comptoir
d'embarquement. "Allo Delphine, on fait comment pour les billets ?"
En fait je suis plus en avance qu'en retard. les
'QPM' ont disparus... Bruno (QPM) est en fait entrain de dévaliser une pharmacie, pour
soigner sa main entamée à l'enduro de Vassivière, sur son scrambler perso. Il
traînera des morceaux de pansements sous sa godasse jusqu'à la montée dans
l'avion ;-). Bruno sera, pour 72 H, notre joker, le mec dont on sait que tout
peut arriver :-). On embarque à 10H35 dans un 737 et hop, une grosse heure plus tard,
nous voiçi en teutonie, Frankfurt, le plus gros aéroport d'Europe...
12H10 : "Faut
goûter les spécialités locales déclare Bruno, qui commande "ein beer", d'un
demi-litre (c'est une petite là bas), et m'en offre une...
Le repas, là faut oser, on comprend rien au
menu... Bruno tente le local, saucisses, choux... Delphine choisi des spaghettis
et moi une pizza :-). On attendra l'Autriche pour le local. Bruno tente de lire
le menu : son "accent" allemand fait mourir de rire tout le monde, y
compris une charmante belge, que Bruno croyait encore Allemande quand il lui
déclama... un sonore "CHOLIE MADMOISELLE"
! Quelques
heures à tuer, le reste des journaleux Français nous rejoins entre-temps depuis
Paris, ainsi que
Vincent, le boss d'Artic-cat France.
16H35, on saute dans un Fokker, et "heidi-heido,
en route pour le boulot"
encore une grosse heure de vol et nous voila en Autriche, Salzburg "Mozart" airport...
17H40 : "Qui veut monter avec "Barbara" ? Je vous explique ,
Barbara, c'est une pure autrichienne de carte postale, blonde aux yeux bleux,
sourire ultrabright, la totale... Un synonyme de "bombe atomique" en quelque
sorte !
Vla qu'on s'engouffre à 4 journaleux mâles
dans le monospace et roule...
Première question : c'est une coutume locale de
rouler sans phares et sans essuie-glaces, alors que la météo nous chante "nuit et
brouillard"...? Barbara ne sait pas ou on va... ne connait pas l'adresse, ni la
route (elle est pas du coin), ni la voiture... Les phares éclairent à 5 m...
Silence de mort dans la voiture... Quelques demi-tour hasardeux plus tard (sur
une 4 voies, faut oser ;-) ), la hauteur des phares réglées par nos soins, la
destination programmée dans le GPS (qui commence par dire... faire demi-tour :-)
), tout le monde est pale, mais heureux d'être arrivé vivant :-). Quand on
raconte notre trajet rocambolesque à Vincent et au reste du groupe France, le boss d'Artic-Cat
France croit qu'on
blague :-).
Mauvaise nouvelle, Barbara comprend le Français
et vu nos commentaires sur le trajet, elle ne s'attardera pas après nous avoir
déposés. C'est vrai qu'on a pas été très fair-play mais la peur excuse beaucoup
!
Nous sommes arrivés de nuit mais ça à l'air sympa le Tyroll. Vu les
virages de la route, nous sommes en pays de montagne, on le devine à défaut de
le voir. Le site qui nous accueille est un complexe hôtelier de bonne taille,
très typique toutefois. Une auberge traditionnelle en somme, agrémentée
d'équipements de plein air pour les beaux jours (accro-branche, tir à l'arc, etc).
Y'a une semi Artic-Cat sur le parking, toute la gamme de quad, mais pas l'ombre
d'un PROWLER...
Nous ferons un long apéro... à la bière (obligé)
avant d'attaquer le repas. Une bonne soupe à la viande en entrée (typique), puis
saumon ou dinde... la cuisine Autrichienne surprend parfois mais on ne meurt pas
de faim, les portions sont gargantuesques... Étrangement les plats sont très
épicés...
Allez dodo, chambre spacieuse, vivement demain.
Au réveil, je vois de ma fenêtre un vague parcours tracé au sol devant l'hôtel...
NON c'est pas la zone d'essai quand même ??? Mystère, mystère...
2eme
jour : Petit déj' autrichien (copieux donc) et
intervention du boss d'ARTIC-CAT Europe (ACE) qui nous présente son diaporama sur la
société et le PROWLER... en faits et chiffres. Présentation rapide quand le
vrombissement d'un hélico se rapproche... le boss passe la tête dehors, et
reprend sa présentation en déclarant "quelqu'un doit avoir besoin d'aide dans le
coin...". La présentation s'achève par ces mots : "le Prower peut aussi voler...
et je vous le prouve..."

Bingo, l'hélico arrive de loin... avec un Prowler
suspendu dessous. Un vrai show à l'américaine, sont forts ces ricains
! C'est la ruée... une meute de photographe
mitraille l'engin à peine posé... Heureusement, il y a 7 autres Prowler qui nous
attendent a quelques minutes de là.
On est veinards :nous sommes les premiers à
monter dans le bus, avec les italiens, pour découvrir la bête sur un terrain
privé. Ils sont là de toutes les couleurs, un peu de neige au sol, on fait vite
les photos statiques et ca roule...




Coté équipement, le prowler est bien doté :
coffre avant sous le capot, boite à gant, prise 12 V, on est dans un univers
type automobile. Le siège n'est pas réglable, c'est limite pour mes petites
jambes...


Dès les premiers mètres, un constat : c'est fun
comme engin, la motorisation 650cc est ultra-coupleuse à bas régime et dotée d'une
grande allonge. C'est confortable, ça se manie
facilement, et puis ça passe partout (très bon rayon de braquage pour la
catégorie)... Les premiers dévers sont pris doucement,
finalement c'est plus stable qu'un quad, normal vu les dimensions (largeur,
longueur). On s'aperçois très vite que le franchissement est vraiment aisé
et rassurant au volant du Prowler, il passe facilement tous les obstacles.
Un
grimpette en neige... en 4X2, ça passe. Le terrain est peu accidenté aussi
après un tour de reconnaissance, nous n'userons plus ni du mode 4X4, ni du
blocage, vu l'excellente motricité du Prowler.
Avec la neige, en 4X2, il a parfois tendance à
sous virer quand on le martyrise a grand coups de volants. En roulant
normalement il est super sain. La grosse difficulté pour un quadeur, c'est qu'on
ne sait pas comment sont placées les roues, après plusieurs tours de volant.
C'est une autre conduite, mais très amusante. Les sièges individuels sont
vraiment agréables, en maintien et en confort. Certes le tarage des suspensions
pourrait être jugé un peu ferme, mais il autorise 272 KG dans la benne... Malgré
la ceinture, le casque et les lunettes sont recommandés, pour éviter les
branches dans l'oeil, ce qui fait toujours désordre... A moins que vous preniez
l'option pare-brise...
Le freinage est très puissant et vous stoppera en
quelques mètres. Le frein moteur type "EBS" est lui aussi très efficace. La machine est
en plus... plutôt silencieuse
! Le seul reproche que
nous ferons au Prowler lors de ce bref contact est la boite qui était un peu
récalcitrante. Machine neuve, manque de rodage, gageons qu'avec plus de km la
boite sera plus onctueuse et précise dans les changements de gamme. D'ailleurs
en parlant de gamme, la courte est vraiment... courte :-), à réserver pour la
traction, le franchissement sérieux ou en charge... Sinon le Prowler passe
quasiment partout, y compris grimpettes et dévers, en longue et 4X2... va
falloir du costaud pour avoir besoin de bloquer le différentiel, peut être lors
d'un essai plus long chez nous en Haute-Savoie ??? Avec 25 cm de débattement, 30
cm de garde au sol, le Prowler à de grosses prétentions en TT...
La polyvalence, c'est toute la magie de cet
engin, utilitaire, il l'est, avec une capacité de chargement et de traction
conséquente. En même temps, c'est un véritable engin de loisir, coupleux, fun à
conduire : un
baroudeur qui ne craint ni le tout-terrain intensif, ni d'aller chercher
le pain ou les clopes sur un bout de route... Avec 80 KM/H en pointe, il atomise
le Rhino et seul le futur "Ranger XP" (Polaris) pourra se placer en
concurrent...
Utilitaire, baroudeur et fun à la foi ??? Ben
oui, cela explique pourquoi, depuis l'apparition du Rhino aux US, les SSV font
un malheur. L'ancienne génération, type Mule kawa ou Polaris Ranger "500cc",
manquait cruellement de performances moteurs, voir de débattement de suspensions
pour la "mule" ou le "Gator", pour en faire des engins adaptés aux loisirs.
Engins de chantiers, d'espaces verts... Aux USA on les nomme d'ailleurs
communément "UTV" pour Utility Véhicules...
Retour à nos S.S.V (Side by Side
Véhicule, soit Véhicules "Cote à Cote")... Un Prowler, c'est le gabarit d'une JEEP... à 3 cm prêt en largeur et
20 cm en longueur, donc globalement, c'est le format d'un petit 4X4, juste un
peu plus court et un poil moins large. Il existe même aux US un kit carrosserie
pour transformer le Rhino avec un look de "JEEP"... Probable qu'il existera ce
même kit pour le Prowler très rapidement. Ces dimensions apportent une stabilité
inconnue sur un quad, en particulier en devers et en dans les grimpettes hard.
L'arceau, même si n'est pas "prévu pour ça" (c'est écrit sur un autocollant
d'avertissement) assurera tout de même une protection en cas de retournement,
enfin on espère... On a pas encore poussé le test jusque là :-).
Conclusion : Mes préjugés sur les SSV se sont
envolés... Même en n'ayant roulé que 30 mn sur le Prowler, je suis sous le
charme, j'me verrais bien avec un tel engin dans le garage, à la campagne...
Faire un peu de bois, vider les déchets verts à la déchetterie, balades en
familles, s'éclater sur la neige, partir pique-niquer, ou pour de grandes
randos... Ce type d'engin donne vraiment envie de se promener, peut être plus
calmement qu'en quad, façon "4X4" (automobile). Pour celui qui vit à la
campagne, il est plus polyvalent qu'un quad, c'est un peu la "JEEP WILLYS" nouvelle
génération, un engin rustique et facile à vivre. Avec des capacités tout-terrain
très importantes, il ne craindra pas les régions au relief prononcé, les
bourbiers ou les passages à gué.
Selon Arctic-Cat le marché visé est est
l'agriculture, le travail forestier, la chasse et la pêche, le déneigement, les
centres equestres, les parc animaliers et zoos, les municipalités et autorités
locales, l'industrie touristique, les camping, et bien sur les loisirs comme la
randonnée. Moi je veux bien les croire... La palette d'utilisation d'un tel
engin, dans un environnement adapté (pas la ville ni l'autoroute) est très
vaste. Plus que ses capacités utilitaires incontestables, c'est le coté ludique
(une surprise pour nous),
qui rend l'objet magique. Pas étonnant qu'en Amérique du nord le marché des SSV
soit en pleine progression.
Quelques chiffres :
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90 cm de hauteur de passage à gué d'origine...
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Angle d'attaque frontal : 67 °
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Angle de sortie (arrière) : 73°
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Angle ventral (sous chassis) : 128 °
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Roues : 26 X 9 X 14 avant et 26 X 11 X 14
arrière
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Réservoir de 33 L
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Charge avant 25 kg et arrière 272 kg
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Poid tractable (homologué route) : 275 kg
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Poid à sec : 526 kg
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Masse maxi techniquement admissible : 970 kg
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Puissance (homologué) 15 KW / version offroad
29 KW
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Couple : 47 Nm
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Refroidissement liquide + radiateur d'huile
avec ventilateur
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Frein moteur "EBS"
-
Largeur : 156 cm
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Hauteur : 197 cm
-
Longueur : 292 cm
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Empattement : 191 cm
-
Prix : non fixé mais autour de 13000 €
probablement
Le Prowler sera uniquement disponible en Europe en version "XT".
la version XT comprend des jantes alu, un bumper avant, et une barre anti-roulis
à l'arrière. Coloris : vert lemon, kaki ou rouge. Un kit camo est dispo au
catalogue.
Dans la longue liste des accessoires Arctic-Cat (le catalogue
est impressionnant), on trouve des lames à neige, des cabines avec pare-brise et
portières (souples ou rigides), un vérin électrique pour lever la benne, un treuil
1T5 pour tirer des arbres ou se sortir d'un mauvais pas, et toute la gamme des
accessoires agricoles se monte également sur le support d'attelage carré au
format "2 pouces", un standard aux US...
Retour en Autriche, il est midi... Le bref essai est fini,
nous rendons déjà, à regret, les machines... Un petit repas à l'auberge et c'est
parti pour le "winter trip"...
Moi j'avais traduit ça par "rando hivernale", je
m'voyais déjà... non pas en haut de l'affiche, mais dans les alpes autrichienne
sur des pistes forestière enneigées...
Raté... nous voilà embarqué dans une calèche tiré par deux
chevaux, avec une couverture sur les genoux. la particularité de l'engin est de
disposer de roues et de patins...
Le cocher peut remonter les roues pour
transformer l'engin en traîneau si besoin...
Après un balade bucolique a travers
"Aspenhau", un charmant village, un peu de foret, nous voila dans un bar typique
au pied de la montagne, à déguster un vin chaud, puis un schnaps... J'en
reprendrais bien un deuxième ;-) si on avait pas du quad au programme
derrière...
 On
discutera entre deux verres avec Iris, la photographe locale, qui veut venir
vivre en France... Ensuite épreuve surprise : enfoncer un clou dans un billot
avec le petit coté du marteau...
Leur pétanque à eux en sorte :-). Sauf qu'après
le vin chaud, le schnaps et les doigts engourdis par le froid... l'épreuve est
délicate.
Les femmes seront les meilleures, (moins picolé ???) et c'est la
délicieuse Barbara qui nous... clouera le bec avec une démonstration sans
appel... Camélia, notre "Heidi" de Quad Pratique, usera elle d'une technique
particulière, à base de rafale de petits coups (!),
mais qui s'avérera efficace...
 On a nettement moins froid pour le retour...
Faut dire qu'on a désormais le chauffage central
! L'ambiance est à
la franche rigolade, les QPM sont blottis sous la couverture, moi j'ai Camélia (qu'on
surnomme
Heidi à cause de sa blondeur et de ses
tresses...) sur ma banquette, pour me tenir chaud... ben oui on se réchauffe à
l'ancienne :-).
C'est fini, une satisfaction, les italiens, dans une autre
calèche, ne nous ont pas doublés :-).
Retour à l'auberge, le
dernier soir un dîner gargantuesque nous
attend, un cochon dore tranquillement dans l'immense cheminée... A table, nous
aurons la visite d'OLLY TWEED, NO 2 chez Artic-Cat... Cela fera d'objet d'une
interview publiée à part...
Pour
l'anecdote, le bonhomme, qui doit pourtant peser son lot de dollars, pourrait
passer, avec son look très "rural" (pantalon gris, chemise à carreaux), pour un
agriculteur bien de chez nous sorti du fond de sa campagne... Rien de péjoratif
dans ma bouche, je hais la ville et le mot paysan évoque pour moi un beau
métier, le travail de la terre... Un vrai gars de la campagne donc, le
père Olly, à ne pas confondre avec la mère OLIN :-) qui elle s'occupe de la
campagne... électorale.
Si vous avez lu l'histoire d'Arctic-Cat
(
http://www.journalduquad.com/2007/janvier/arctic-cat-story.htm ), vous savez
qu'Arctic-Cat est une entreprise profondément et culturellement issue du monde
rural... Tout comme Polaris, puisque les deux entreprises n'étaient qu'une au
départ.
Cette culture se sent toujours dans la conception des véhicules de 2006,
pas de direction assistée, mais de bonnes sections d'acier et un entretien
minimum... Des engins conçus pour durer et travailler dans les pires conditions.
Peut-être que dans 60 ans, il y aura des collectionneurs de Prowler, comme ceux
de nos jours qui prennent leur pied à rouler en JEEP WILLYS, un engin simple,
rustique, et surtout... très attachant
!
2eme soir : Il est tard, l'auberge est quasi vide,
j'en profite pour discuter avec Martin, le responsable technique d'Arctic-Cat
Europe... Je lui dit que le tarage des ressorts de leurs quads est trop ferme
pour un usage loisir, et il me répond qu'il y a 150 références de ressorts
disponibles... Que les concess vont avoir une liste des références pour chaque
modèle... Que tout proprio d'un quad arctic-cat pourra donc aller voir son
concess et changer ses ressorts pour des plus souples, pour un coût modique...
Martin, qui possède quads et motoneiges, m'invite aussi à faire de la motoneige
en sa compagnie... Sympa le gars... M'offre un schnapps "spécial", un vrai de
vrai bien de chez eux... J'aime bien ce genre de moment, entre passionnés, on
est plus dans le bizness, mais simplement entre hommes, amateurs de balades
enneigées, d'évasion et de belles mécaniques... Je reviendrais, Martin...
tester les motoneiges du chat, par un hiver neigeux... 2007 c'est pas le
pied, comme en France la chaleur est élevée et la neige à fondue à basse
altitude.
Le retour en France se fera presque sans encombre :
Bruno de QPM, toujours lui, n'est pas prêt au moment du départ... 12H00 : On attend tous
dans le taxi... Il y a toujours un boulet dans un groupe :-).
Bruno embarque enfin, et en cours de route s'aperçois qu'il
est parti avec la clé de sa chambre
! C'est pas fini, arrivé à
Frankfurt... fouille des bagages, 5 briquets dans le sac à Bruno ! Le douanier
Allemand lui demande d'en choisir UN... et jette le reste à la poubelle. "IMBECILE",
c'est imbécile comme réglementation clame le père Bruno,
nous, on voit déjà le plan : "tout le monde au poste"...
Ouf... on finit par calmer Bruno et le douanier reste zen :-).
3eme jour, fin d'après midi : nous sommes enfin à l'aéroport de Lyon, sans
passer par la case prison :-), trois journées inoubliables ont passées.

Rien, je ne regrette rien de ces 72 H passée... j'ai découvert
un type d'engin plein de qualité, qui certes, n'est pas un quad, mais offre tout
de même un réel plaisir de conduire, des aptitudes TT monstrueuses... Les SSV
sont les cousins du quad, il serait dommage de ne pas les accueillir dans notre
grande famille... D'ailleurs les réunions de famille, tout le monde devrait en
faire plus souvent, non ??? J'ai découvert un petit bout d'Autriche, des gens
aimables et courtois... Des blondes aux yeux bleus belles comme le jour... Faut
que j'y retourne un jours, plus longtemps
!

Je m'égare ? ça doit être le Schnapps
! J'
vous laisse, ya Polaris qui m'appelle pour la
présentation du ranger XP dans le Minnesota... (je déconne mais on peut rêver
bordel !)
Merci à l'équipe d'ACE, à
Delphine, Martin, Vincent, aux journaleux du groupe France, pour ces trois jours
ou la convivialité et la bonne humeur étaient constantes... Merci aussi aux
espagnols de nous avoir fait une place à leur table
!
I'LL BE BACK !
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