| Résumé de l'interview de Charles Péot, porte parole du
Codever : Le CODEVER entend défendre la liberté de circuler, quelque
soit le véhicule, et se battre en premier lieu sur le terrain juridique.
Le CODEVER a d'ailleurs gagné 135 procès sur 145 menés, preuve que de
nombreuses verbalisations sont abusives et contestables !
Né en 1990, le CODEVER édite un guide juridique basé sur ses 15 années
de défense de la liberté de circuler, condensé de ce que dit le droit en
matière de circulation dans les chemins.
Les adhérents au CODEVER bénéficie d'une protection juridique et des
services de ses avocats spécialisés en cas de verbalisation abusives.
Le CODEVER refuse la mise en place des PIDRM, pour deux raisons
principales :
Le parcage des "motorisés" sur des itinéraires restreints sera un
source de nuisance pour tous, la sur-fréquentation étant la cause des
principaux problèmes de cohabitation entre usagers des chemins, mais aussi
une nuisance prévisible pour les riverains de ces itinéraires.
Avec des itinéraires "prêts à l'emploi", il est évident que nombreux
pratiquants (en particulier chez les nouveaux quadeurs) choisirons la
facilité et se concentrerons sur ces itinéraires.
La dilution des pratiquants de loisirs motorisés sur les millions de
km de chemins ouverts à la circulation, comme c'est la règle aujourd'hui,
est bien plus raisonnable et logique car occasionnant bien moins de
nuisances.
Si certains chemins posent de vrais problèmes de sécurité ou de
nuisances, il est possible de les interdire à la circulation, du moment que
c'est justifié par des motifs sérieux et que l'interdiction de circuler est
une exception, pas une règle !
Les problèmes de cohabitations entre usagers, si ils existent parfois
localement, sont infimes par rapport aux millions de km de chemins existants
et peu fréquentés pour la plupart.
Si il y'a des moutons noirs (pots
bruyants, hors pistes, etc) il doivent être sanctionnés mais pas pour autant
faire classer tous les pratiquants de loisirs vert comme délinquants !
L'autre élément principal qui nous oppose à la mise en place des PIDRM,
c'est le manque de garantie écrite, que le reste des chemins ne sera pas
définitivement interdits à la randonnée motorisée.
Il semble évident pour nous que la mise en place des PIDRM est la
première étape vers l'interdiction pure et simple des chemins pour les
pratiquants de randonnées motorisées.
Aujourd'hui la loi Française n'autorise pas le contrôle des raisons
d'aller et venir sur notre territoire... que ce soit sur la route ou dans
les chemins, à pied, à cheval, en vélo, en moto, en quad ou en 4X4.
La notion de circulation réservée aux 'ayants-droits' ou riverains
imposerait un contrôle des usagers sur leurs raisons de circuler, et serait
une atteinte grave à la vie privée.
La liberté de circuler, y compris sur les chemins, (qui ont toujours
été des voies de circulations, pour tous les véhicules, et pas des
itinéraires réservés aux seuls piétons) est fondamentale dans une
démocratie.
Nous nous battrons pour conserver cette liberté de circulation,
quelque soit le moyen de transport choisi, sur des chemins qui sont un
patrimoine collectif, créés par nos ancêtres.
Circuler est un droit...
Le point de vue de la rédaction :
Difficile de ne pas adhérer à 100% avec le CODEVER :
pour le JDQ, la
liberté de circulation sur les chemins, dans les respect des autres usagers,
nous parait un droit fondamental...
Plus d'infos sur www.codever.fr
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La F.F.Q se veut être celle qui défend les pratiquants de
la randonnée-loisir en quad, ou encore du tourisme "quad", particuliers,
clubs et professionnels. La FFQ à moins d'un an d'existence. Voici
un résumé de la vision de l'avenir selon son président Alain Choiselat,
professionnel de la rando quad depuis de nombreuses années :
Les PIDRM sont inéluctables, la tendance actuelle est de vouloir nous
interdire les chemins en totalité. Ceci en partie à cause du comportement irresponsable de nombreux
particuliers lâchés seuls dans la nature, sans encadrement, sans culture du
TT et sans respect des règles de savoir vivre. La vente de quad "par
n'importe qui" ayant aussi une grande part de responsabilité dans cette
situation.
La cohabitation avec les autres usagers des chemins ne sera pas
possible à terme avec les quadeurs sans mettre de l'ordre dans notre
pratique.
Notre objectif est d'obtenir 1000 km de chemins par département pour
les PIDRM. Pour ça nous étudions la création d'itinéraires à proposer aux
commissions. Cela permettrait de parcourir chaque département du nord au sud et
d'est en ouest. Une continuité entre les itinéraires des départements limitrophes sera
recherchée.
Les PIDRM seront à terme les seuls itinéraires librement empruntables
par les particuliers. Non par notre volonté, mais par la pression des lobby
pseudo-écolo.
Le reste des chemins sera vraisemblablement à terme interdit à la circulation "de
loisir", toutefois nous souhaitons obtenir une exception pour les clubs
et professionnels. Ceux-ci pourraient rouler hors-PIDRM, ayant demandé une
autorisation préalable pour des randonnées encadrées, à des dates précises,
sur des itinéraires délimités.
Pourquoi ? Les clubs et professionnels disposent d'une assurance organisateur qui
garanti de pouvoir payer les éventuels dégâts occasionnés lors d'une
randonnée, a la différence des particuliers.
L'analyse de la rédaction :
La FFQ entend donc a terme créer un système "à la Canadienne" ou les
quadeurs seraient bien encadrés par des clubs ou organisateurs, sur des
itinéraires dédiés (les PIDRM) ou autorisés pour l'occasion.
Le parcage des pratiquants individuels sur les PIDRM est
considéré comme un pis-aller... Façon de se dire qu'entre la mort de
la randonnée motorisée souhaitée par les associations "fanatiques" de
l'écologie, ou les PIDRM, mieux vaut les PIDRM et se battre pour que ceux-ci
soient une solution acceptable.
Les pédestres disposent de 180 000 km d'itinéraires balisés, mais rien
ne les empêche de circuler ailleurs !
Combien en obtiendrons nous ? Le seul PIDRM en place actuellement fait 11 KM dont 7 de goudron et le reste en
piste roulante !
L'idée d'avoir 100.000 km de chemins "pour les motorisés" peut
paraître séduisante pour beaucoup, mais quand on sait que les commissions
chargées de mettre en place ces PIDRM sont composés à 90 % d'opposants aux
loisirs motorisés et pratiquement d'aucun représentants de nos loisirs, on
peut douter de leur aptitude à répondre à nos attentes...
Enfin certains conseil généraux (en charge du financement des PIDRM)
se sont déjà prononcé contre la création de PIDRM au sein de leur
département...

Plus d'infos sur www.ffq.fr |