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Essai lecteur : QUADPARK (Centre)

Texte : Olivier"57" / Photos (on les attend !!) : courtoisie de Pierre-Michel MORITZ

Samedi matin : en me levant, j’ai du mal à croire l’affichage du thermomètre extérieur, qui indique -8,5 °. Froid de canard en perspective, il va falloir s’équiper chaudement !

Je suis invité à venir partager une randonnée organisée par le domaine Quadpark, à quelques kilomètres de chez moi.

 

photo2.jpg (437843 octets)Cette structure professionnelle, qui exerce l’activité d’organisateur de rando depuis quelques mois, est née de la diversification de la société Estimat, concessionnaire Bombardier pour la Moselle, qui elle est en place depuis plusieurs années.

 En retard, comme d’ordinaire diront certains, je me vois dans l’obligation d’emprunter la route pour rejoindre Kédange sur Canner, au lieu d’utiliser les sentiers qui sont mon ordinaire. Au bout de quelques minutes à 90 km/h, je constate que le bruit des dents qui claquent arrive à couvrir autant le moteur que la transmission …

Photo1.jpg (269334 octets) Un quart d’heure plus tard, j’arrive enfin à destination. Heureusement, le sourire de la charmante Virginie est là pour réchauffer un peu le pilote congelé !

Les participants sont déjà tous là, et les préparatifs vont bon train. Tous règlent quelques formalités, au titre desquelles figure la signature d’une charte de bonne conduite.

photo5.jpg (469002 octets) Les participants sont au nombre de sept, dont deux couples qui viennent de Belgique, et qui  ont parcouru 240 kilomètres (!) pour être là ce matin. Quand je les interrogerai plus tard sur le pourquoi d’une si longue route, ils m’expliqueront que c’est la première possibilité qu’ils aient trouvé de randonner sur de « vrais » machines biplaces.

On compte encore un motard, venu découvrir le quad, et deux copains qui semblent pour leur part plutôt piaffer d’impatience, et désireux d’en découdre.

 Les machines sont déjà là, préparées comme à la parade : des Outlander Max, Modèle 2005, superbes, mais aussi impressionnantes pour des novices. A noter par ces temps de froidure, ils sont tous équipés de poignées chauffantes !

 

 La séance proprement dite commence par un attroupement autour de Philippe, l’un des deux boss, qui commence par un « tour du propriétaire » statique autour de la machine. Le poste de commande est détaillé, et le fonctionnement de la machine est expliqué. S’ensuivent alors les conseils concernant la sécurité, et tout y passe : les distances de sécurité entre les machines, le freinage d’urgence, les pieds qui doivent rester « à l’intérieur », …

 Chaque participant se voit doté d’une cagoule, d’un casque, et d’un gilet de sécurité. L’organisateur insiste pour m’affubler du même gilet jaune, et il s’en équipe lui-même : un plus important pour la visibilité du groupe lorsque celui-ci sera amené à emprunter des portions routières.

photo6.jpg (474059 octets) Le petit groupe démarre, et se retrouve sur un terrain privé qui jouxte les locaux : petit échauffement des hommes et des machines, sur une portion plate qui serpente le long d’un ruisseau, pour permettre à tous de prendre la machine en main pour les manoeuvres élémentaires : accélérer, freiner, tourner. Puis tout le monde s’arrête, et Philippe explique les rudiments de la conduite en tout terrain, avec les inévitables montées, descentes, et devers. Il joint ensuite le geste à la parole, et parcours un petit cheminement sur lequel s’enchaînent devers gauche et droite, slalom, montée et descente d’une petite butte, puis accélération et freinage d’urgence. Chaque participant est ensuite amené à tour de rôle à pratiquer de même.

Quand j’interrogerai les participants lors du déjeuner, les novices avoueront tous que cette étape avant de partir randonner leur a été non seulement utile, mais sera même jugée indispensable.

photo4.jpg (440416 octets) Après quelques évolutions sur le terrain privé, qui révèle de belles zones trialisantes, mais qui seront dans notre cas évitées, départ de la randonnée proprement dite. Nous sommes rejoint par une dernière machine, un Traxter de l’organisation, qui fermera la chenille, la progression se faisant tout au long de la journée en convoi. Toujours dans l’optique de la sécurité, le Traxter est équipé d’un coffre, dans lequel vient se loger la … trousse de secours.

 Et c’est parti pour un parcours qui va emprunter des chemins forestiers, ou des chemins de champs, la plupart du temps larges et roulants. La température n’est sans doute pas positive, mais le temps est quand même de la partie, puisque la neige des derniers jours est encore largement présente au sol, et que le soleil brille quant à lui de tous ses feux. Le chemin se déroule, sans difficultés autres quelques ornières gelées, et le convoi prend son rythme. Deux amateurs de travers à grand coup de gaz se verront gentiment rappelés à l’ordre lors d’un arrêt. Les quelques villages traversés le sont à allure très réduite, un signe étant fait aux rares personnes dehors. Un accent très fort est donné au côté « civilisé » de l’activité, et tout est fait par les organisateurs pour gérer l’image du quad, comme la pérennité de leur entreprise dans le respect des habitants et des autres promeneurs qui seront croisés tout au long de la journée.

photo8.jpg (496791 octets) Je trouve vite l’explication du gargouillement qui semble monter de mon quad : ce n’est pas le radiateur qui surchauffe, c’est mon estomac qui me rappelle que l’heure du déjeuner est bien avancée ! Arrêt donc dans une auberge de village, ou nous partagerons un repas campagnard simple, mais plus que copieux. Personne ne restera sur sa faim, et la pause a tendance à se prolonger. Un petit café, et hop, retour sur la machine.

photo9.jpg (474709 octets) La randonnée reprend dans les bois, et de nombreux vestiges de la ligne Maginot, forts et tourelles, sont côtoyés le long des chemins. Nous recroisons nos traces à quelques reprises, et il me semble que nous accélérons un peu, mais toujours dans le respect du participant le moins rapide. De même, Philippe avait promis lors du déjeuner quelques bourbiers, et nous voilà à l’œuvre sur une portion qui s’avère nettement plus technique. Quelques lueurs d’inquiétude dans les yeux des novices, mais une fois la difficulté passée, rires et sourires au programme, avec toujours la même réflexion : « Incroyable comme ça passe partout !! ». Rien de bien difficile ni d’impressionnant pour un pratiquant aguerri (juste pour moi l’occasion de faire une fois le singe pour aider à la sortie d’une machine « tankée »), mais de quoi pimenter un parcours qui s’était avéré très roulant jusqu’à présent.

 L’après midi touche doucement à sa fin, et une visite inattendue est proposée aux participants : aller se promener en quad dans une grande propriété sur laquelle œuvrent des amateurs de Paint Ball. Arrêt à l’accueil, ou chacun changera son casque contre un « masque » de protection, destiné à défendre contre d’éventuelles balles (de peinture) perdues. Les quadeurs ont ainsi une fière allure, mais un peu trop guerrière à mon goût. Sans relation de cause à effet, c’est là que je vais lâcher le groupe, étant malheureusement attendu par ailleurs.

photo10.jpg (384233 octets) A l’heure du bilan, il faut retenir avant tout le sérieux dont fait preuve cette structure professionnelle, et saluer sa préoccupation constante pour la sécurité des participants, et la transmission d’une image positive de notre activité.

Au chapitre des points qui restent encore à améliorer, on peut noter que les locaux sont au jour de la rédaction de cet article encore en cours d’aménagement. Le confort y est encore sommaire, mais la création d’un véritable club-house est déjà bien entamée.

Sur la randonnée proprement dite, force est toutefois de reconnaître que cette formule correspond spécifiquement aux personnes qui ont peu de pratique, voire même qui débutent un premier contact avec l’activité. Pour les autres, le manque de difficultés, et de franchissements, peut lasser assez rapidement. Néanmoins, il m’a été confirmé que sur demande expresse, ou lors de la présence d’un groupe d’un niveau plus élevé, le niveau des difficultés proposées s’élève rapidement.

 Pour plus de renseignements, je vous invite à aller directement sur leur site, ou vous trouverez des renseignements complémentaires et les coordonnées pour les joindre.

 Quad Park / Estimat - 15, rue des moulins - 57920 Kedange sur Canner

 www.canner-evasion.com et www.estimat.com      

Niveau supérieur :

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TransVal 2003
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