Essai lecteur :
TrailBoss 330
Texte et photos : Yxos
Cet
essai porte sur un quad acheté en décembre 2003. Particularité, il s’agit
d’une série de couleur jaune et noire et non pas bleue comme ceux qui
existent actuellement. C’est la couleur des modèles 2005 vue sur le site US
de Polaris.
Look
et finitions
Look
de baroudeur, avec ses deux porte-bagages avant et arrière. Celui de l’arrière
aurait pu avoir plus de surface. Côté plastiques, ils sont de bonne qualité.
A part les inévitables rayures, les couleurs n’ont ni vieilli ni blanchi. Les
fixations des éléments de carrosserie sont bonnes, et même un peu trop car le
démontage n’est pas très facile.
Mais il vaut mieux cela que des éléments
qui se désolidarisent à cause des vibrations lors d’une utilisation un peu
vive en tout terrain à l’instar d’une autre marque que je possédais
auparavant...
Le
bouchon de réservoir est muni d’une jauge à carburant à flotteur, pas très
précise, mais qui évite d’ouvrir sans cesse le réservoir pour vérifier la
quantité de carburant restant.
Côté instrumentation, un
compteur qu’il a fallu changer pour cause d’humidité et des voyants pour
les clignotants et les phares qui ne sont visibles que la nuit.
Moteur
Dur, dur le démarrage à
froid. Il semble que le mien n’est pas le seul, ce moteur a besoin de chauffer
longtemps pour bien tourner. Trouver la bonne position du starter, mettre un
filet de gaz, et attendre quelques instants, et le bruit sympa de ce
monocylindre 4 temps se stabilise au ralenti. Personnellement, j’ai mis un élastique
sur la poignée droite pour maintenir la gâchette légèrement appuyée et
ainsi faciliter ce temps de chauffage.
Le démarrage n’est pas
aussi vif qu’avec une boite mécanique, mais le TrailBoss tire bien son épingle
du jeu, le variateur lui donne une bonne allonge et maintient le bon régime
moteur, y compris en montée avec le pilote et un passager (150 kg à deux). Le
couple délivré est suffisamment généreux pour un quad de cette catégorie.
Le sélecteur de vitesse
est facilement accessible, et sans être très doux à manœuvrer, marches avant
et arrière s’enclenchent aisément, moteur au ralenti et quad à l'arrêt.
Stabilité
Bonne stabilité sur route,
y compris dans un rond point abordé assez vivement. En tout terrain, les
corrections de trajectoires se font facilement, la direction n’est pas lourde.
Il y a tout de même une tendance à survirer qui se compense facilement et après
tout, c’est plutôt fun !
Les suspensions sont
efficaces et épargnent le dos même sur un chemin de terre bien défoncé et à
vive allure.
Motricité
Très bonne pour un 4x2. La
garde au sol est suffisante sans être extraordinaire. Les pneus d’origine
sont efficaces. A noter le bon travail du variateur qui ne laisse pas les roues
s’emballer inutilement dans une montée glissante.
Freinage
Ce
n’est pas un scoop, l’homologation ne rend pas service à l’efficacité du
freinage, pourtant excellent sur une version non homologuée que j’ai pu
tester. Le frein au pied agit sur les quatre roues, celui à main gauche sur les
roues arrière seulement. Je note au passage que seul le frein à la poignée
allume les feux stop (NDLR : sûrement un contacteur à changer). Pour un freinage efficace, freiner avec la main et
maintenir, ensuite utiliser le frein au pied. En freinage d’urgence, le quad a
tendance à plonger de l’avant. Quand au frein moteur, penser à donner de
temps en temps un filet de gaz pour que le variateur ne décroche pas.
Confort
La
selle est large et confortable, suffisamment grande pour un pilote ventru (moi !)
et un passager plus svelte. La place pour deux paires de pieds n’est pas
immense mais suffisante à condition de tourner la pointe vers l’extérieur
pour le passager.
La position de conduite est
bonne et ne fatigue pas le dos. La gâchette est large et souple et ne fatigue
pas le pouce. La protection contre les projections (testée sur un chemin de
terre après une bonne pluie) est efficace pour le pilote sans être
infaillible.
Conclusion
Sans pouvoir rivaliser avec
les baroudeurs haut de gamme, le Trail Boss est efficace, facile à maîtriser
et agréable.
Seul point noir : le
prix des pièces détachées Polaris, mais c'est bien connu, quand on aime, on
ne compte pas ! |