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Pdv 2004 - Team Nouvelles Evasions / JDQ

Texte et photos : GFK51

DEFINITION DE LA POISSE

pdv2004 136.jpg (185094 octets) Tout avait pourtant bien commencé, lorsque l’idée à germer d’engager un quad sous les deux bannières, les pilotes étaient motivés, pour avoir suivi tout au long de l’année la préparation de l’excellent prédator du boss, Thierry Van den Daele.Tout semblait se profiler pour le mieux .

   Mais déjà commençons par la machine :

Dans le secret des chefs

  Tout au long de cette année mon amitié avec Thierry m’a permi de suivre pas à pas l’évolution de sa préparation en vue de la commercialisation de pièces et autres accessoires, dont une bonne partie importé par sa société, permettant d’ avoir une machine capable de rivaliser face aux armes actuelles. 

pdv2004 138.jpg (150048 octets)La partie cycle déjà excellente d’origine se voit gonflée à bloc avec l’arrivée d’un train avant large tout droit venue des ateliers roc-racing ( Pascal Rochereau),  un élargissement arrière, une colonne de direction modifiée, un bras oscillant modifié, le tout suspendu par trois amortisseurs Elka Elite, autant vous dire que coté comportement difficile de faire mieux.pdv2004 137.jpg (176801 octets)

Pour répondre aux normes des endurances et plutôt que de bêtement copier , le dessin d’un réservoir en alu est créé et aussitôt mis en fabrication.

pdv2004 124.jpg (138483 octets)Là c’est du grand art, très honnêtement une des plus belles pièces jamais conçus de ce style, reprenant la courbe agressive du prédator et rechignant le moindre espace pour augmenter le litrage, un travail d’orfèvre, splendide avec sa finition polie mais surtout c’est désormais 25 litres embarqués !

pdv2004 179.jpg (167636 octets)Le moteur maintenant : malgré plusieurs moteurs de base modifiés dans les mains de l’équipe belge, dont le résultat étaient déjà très prometteur, un coup de fil m’annonce la couleur !

Prédator 500 … non 600 !!!

  « salut, Gaël , tiens j’ai reçus mon kit 600 "hot-seat" des états-unis... passe le voir c'est quelque chose… » La couleur était annoncée , là il a craqué !

Rendez-vous était donné, pour voir le morceau, cylindre / piston / carbu "edelbrock", etc ... Rien qu’à voir c’était déjà superbe mais une fois monté … Pouah !!!!!!!!!!!

pdv2004 148.jpg (210657 octets) DSC00656.JPG (154835 octets) DSC00658.JPG (153374 octets) DSC00659.JPG (151505 octets)

Le son qui sort de la ligne Yoshimura est monstrueux, chaque coup de gaz vous glace le sang, allez c'est parti pour faire un petit essai... mais attention au régime, rodage oblige ! Ca pousse grave dès le premier contact : ça part très bas dans un couple impressionnant, on joue un peu sur les gaz et là, pan la claque dans le… les montées en régime sont brutales  et franches... Quel couple terrible ! Je ne jouerai que très peu de temps cette fois ci car l’ensemble pousse au viol, mais rodage c'est rodage. Bref, j’étais comme un gamin en descendant de cette machine . Maintenant reste à voir la fiabilité, c’est pourquoi ce moteur avait été monté bien avant : c’était  "le test" ! Beaucoup d’heures de terrain ( 50 à 60 ) servirent à voir la fiabilité en condition sévère de l’ensemble... et malgré la puissance et le comportement démoniaque de l’ensemble et bien ça avait tenu !

  La date fatidique approchant le moteur fut démonté avec une satisfaction total , donc il était naturel que ce soit CE kit moteur qui parte à pont de Vaux, malheureusement la veille de partir, la commande d'un kit 600 tout neuf était toujours quelque part entre les Etats-Unis et la Belgique.

Ca commence …

  Partis depuis plus d’un mois la commande se faisait désirer de jours en jours, perdue entre les US et la Belgique, aie PDV sans moteur ça va être dur ! Tous les jours un timide "ça va arriver", mais rien n’y fait, faut trouver une solution, tant pis on remonte des pièces de  l’ancien moteur avec des éléments neuf : "ca va aller" ! Oui pour aller le montage c’est bien passé... seulement à 12 h de partir le premier essai c’est avéré catastrophique : une des pièces moteurs spécifique que l’on attendais, et que l’on  a remonté de l’ancien s’est avéré défaillante et à lâchée en endommageant sérieusement le reste ! Là on est mal...

A situation d’urgence mesure drastique, tant pis on démonte tout et on remet un moteur quasi stock, dans l’urgence, de nuit, décalant ainsi notre départ. Pas le temps de tester  on charge et on s’en va, avec une nuit de boulot déjà dans les pattes, déjà là fallait être motivé car ça commençais à sentir mauvais.

  La route ? Tellement de précipitations orageuses qu’un premier arrêt s’avère nécessaire, bref un voyage houleux !

Arrivé à Pont De Vaux, là c’est le bouquet : c’est le déluge, de l’eau partout de la boue partout, les tractopelles s’activent pour étendre du cailloux afin de pouvoir accueillir les camions,  on a jamais vus ça... le terrain est détrempé complètement, décidément ça continue !

Le départ au contrôle technique

pdv2004 217.jpg (115476 octets)  Enfin nous sommes en place et prêt, au fait il serait temps de regarder à la machine ! ça démarre pas de problème, on monte les pièces spécifiques, quand vient l’heure du départ en ville. On fait un petit essai quand même, très court... C'est le visage livide que le boss rentre et nous annonce qu’il y a un souci, les vitesses passent bien, tout est en ordre sauf que le sélecteur a du mal à remonter en place comme s’il coinçait !!!

Bon ça ne doit pas être très important, certainement du au remontage hâtif dans la nuit du départ. Le seul hic, c'est qu’il faut ouvrir le bloc et c’est du boulot ! Décision est prise de partir au contrôle technique et à la parade, puis de retravailler sur le moteur au retour, autrement dit tard la veille de la course ! De toute façon avec toutes les tuiles déjà survenues c’est avec un pragmatisme déconcertant que nous établissons les taches de chacun. Retour de la parade vers 23h30 : la moitié de l’assistance déjà présente au camion a tout préparé pour l’intervention "chirurgicale".

  Au final, un coup de lime de 10 secondes pour ébavurer le logement d’axe, pour 1 h de démontage dans les règles et tout rentre dans l’ordre, enfin presque. Le démontage se faisant dans des conditions « précaires » ce n’est pas comme à l’atelier ou nous avons toute les pièces sous la main.  Ayant démonté coté embrayage, le joint doit être changé, et oui... mais on en a pas ! Pas grave : de la patte à joint ira très bien, on remonte l’ensemble dans un souffle de joie perceptible. Oui mais non ! On re-teste : idem ! même problème ! C’est pas possible ! Thierry qui connaît la machine par cœur nous dit : je m’en doutai ! Et oui ce bête joint offrait une surépaisseur qui nous manque maintenant, on re-démonte, et par quelques manip’, tout rentre dans l’ordre,  l’heure est déjà bien avancée mais au moins ça marche !

Debout très tôt pour les essais, on aborde ce début de journée fatigués et anxieux, normal : c’est le début de la course et devant tant d’imprévus on tendais un peu le dos !!!

pdv2004 022.jpg (148668 octets)Début des essais : le terrain toujours aussi pourri par les orages la veille, un tour et voilà notre joujou qui rentre au stand, là c’est le découragement , même problème que la veille ! tant pis on re-re-re-re-démonte. On va finir par la dompter cette guigne ! En fait rien de grave juste le ressort au dernier remontage qui s’était mal positionné, mais encore là plus de démontage / remontage qu’autre chose, c’est repartis un Thierry fou furieux profite des quelques instants d’essai qu’il nous reste. Tout est rentré dans l’ordre ! Ca essore dur de la poignée comme pour conjurer le sort et mettre un terme à tout ça.

  L’ambiance se relâche enfin , et nous pouvons regarder sous un meilleur angle cette course pour laquelle nous nous serons tant battus .pdv2004 096.jpg (83088 octets)

  Tout se prépare donc en vue du départ, l’ambiance aussi paradoxal que cela puisse paraître se relâche et tout le staff est fin prêt pour le grand départ.

 

C’est parti …

  Les quads sont sur la ligne, malgré une très bonne blague du speaker et un faux départ idéal pour casser la concentration des pilotes, le départ est enfin lancé, ayant confié ce rôle à Thierry, car c’est lui qui possède la plus grande expérience, nous avions élaboré notre stratégie sur un certain rythme  de relais,   au loin on ne voit rien lorsque l’on nous annonce un accrochage au départ tout le monde part un quad semble rester sur la piste la pression monte chez nous, soudainement le pilote en retournant sa machine , nous apercevons la lueur du soleil qui reflète sur le réservoir alu , Bon sang c’est nous ! le pilote immobilisé sur le terre plein central reprend les commandes direction les stands, nous sommes fin prêt dans les stands, morts d’inquiétude . Thierry arrive enfin : il a l’air mal en point, en fait il s’est fait percuté de plein fouet au départ par un concurrent qui a rasé d’un peu trop près la ligne de départ, le comble ! check-up rapide de la machine c’est aussi l’hécatombe : dans le salto le réservoir est foutu, percé, la colonne de direction un peu pliée...

En deux temps trois mouvements nous avons déjà refait la machine et c’est au tour d’Eric de prendre le relais ( quand on vous disais motivé c’est pas seulement un mot) on soigne Thierry qui  a visiblement très mal au dos et d’une façon général partout !

  Eric roule environ 45 mn et nous sentons que ça ne va pas , arrêt au stand, la machine ne va pas elle dérive en ligne droite. Benoît reprend le relais car au coup d’œil on ne voit pas très bien d’où cela puisse venir. Il roule idem 45 mn avant de rentrer et nous annonce le même constat, maintenant c’est sur vu la violence du choc il y a plus grave. Nous prenons donc la décision d’arrêter l’hécatombe avant de devoir faire face à plus grave  encore. La déception est grande , mais nous nous remettons à la sagesse de Thierry VDD avec son désormais célèbre : «  ca va aller ! »

  Pour conclure, je garderai un souvenir impérissable de cette aventure, tant positif que négatif, mais plus fort que tout c’est surtout la rage et la flamme que peut faire surgir dans les compétiteurs, ce type d’événement de haut niveau. Et ça malgré toutes les embûches et autres poisses.

  Je tiens à remercier la société Nouvelles Evasions et particulièrement Thierry Van Den Daele, qui est un des plus  grands  monsieur que je connaisse à tous les points de vue, Sabine, John , et bien entendu le JDQ pour son aide ainsi que mes copains Ericz et Benoît .  Gfk 51

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