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Essai 300 ADLY Sport « ThunderBike »

 Texte et photos : Hervé Gaillard 

IMG_0001.JPG (89473 octets)Depuis le temps qu’il était annoncé, ce fameux 300cc, on désespérait de le voir arriver en concession, c’est fait... 200 Unités ont été livrées, et les 700 qui arrivent sont déjà vendus !

Coté look, le ThunderBike annonce la couleur : « va y avoir du sport »… Un faux air de 400 LTZ, rien à dire ce quad à  «de la gueule » !

Le look, c’est bien mais ça fait pas rouler plus vite ni mieux, hein…


Revue de détails :

IMG_0038.JPG (52175 octets)La finition est bonne, on peut même dire « haut de gamme » pour du quad Taiwanais ! La particularité de cette machine est sa marche arrière à « tirette » qui demande de prendre le coup de main : appuyer sur un bouton sur le levier d’embrayage, embrayer, puis tirer la tirette ( !) vers le haut, le tout au point mort.

 Pour repasser la marche avant, il suffit de repousser la tirette. A l’usage ce  système est simple et efficace, même si il n’a pas l’ergonomie d’un levier classique « AV-AR » au réservoir.

IMG_0028.JPG (81608 octets)Les comodos sont corrects, les rétros efficaces, rien a redire sur la finition globale et l’équipement général de ce quad, à ce niveau de prix (5250 E).

Comme tous les quads sportifs ou d’initiation sportive (cette catégorie correspond mieux au 300 ADLY), le dessous du châssis au niveau moteur, manque de protection pour un usage rando en terrain caillouteux… Vous en serez quitte pour acheter on fabriquer un sabot, si besoin.

IMG_0031.JPG (86582 octets)Le disque et la couronne sont protégés « modérément » par un élément en tôle, mais la SIMA travaille déjà sur un sabot plus sérieux… (kevlar, alu ?).

Le freinage intégral au pied est de rigueur, plus le levier droit qui agit sur l’arrière (frein de secours/parking). 

Les trois disques stopperont vos ardeurs les plus extrêmes sans difficultés.


 Caractère :

A peine les premiers tours de roues effectués, le moteur surprend par sa réponse à bas régime et sa vivacité, c’est un vrai « 300 » (282cc en fait), avec un caractère de monocylindre typé…

IMG_0049.JPG (72181 octets)Dans le monde des quads Taiwanais, ce qui manque habituellement, c’est simplement « un moteur » a savoir que les 150cc et même certains 250cc sont cruellement poussifs, au point que la préoccupation de 95% des acheteurs de ces machines est de trouver une solution (illusoire) pour gagner des « chevaux »…

Sur ce 300cc, si vous avez envie de plus de chevaux, un conseil : achetez un 400cc ou plus !!!

IMG_0042.JPG (67985 octets)Enfin une motorisation dynamique chez les taiwanais, même si le 250cc bi-cylindre  SMC/Barossa/Xroad avait déjà réveillé la catégorie… 

Là, on a en plus un châssis efficace et des suspensions d’origine performantes, ce qui n’est pas franchement le cas sur le 250 SMC, qui doit impérativement troquer ses « bouts de bois » d’origine contre des éléments à la hauteur de sa motorisation.

Avec notre 300 « Sport » d’essai, avouons que ça faisait longtemps qu’on avait pas autant pris de plaisir, sur un quad Taiwanais à moins de 6000 E

IMG_0027.JPG (80944 octets)Plutôt que de parler de quad « sportif », il convient en réalité de parler de « machine d’initiation sportive », catégorie à la limite inférieure des « sport-loisir » comme les 400 LTZ, 400 EX, etc. Cette mise au point est indispensable, ce quad n’étant pas destiné à la compétition mais bien a un usage loisir et « modéré ».  Pour les circuits de cross et les endurances, d’autres machines seront plus adaptées et efficaces (A quand un 450 ADLY « racing » ?).

 Le Thunderbike 300 se rapproche beaucoup du 300 Lakota (Kawasaki) ou d’un YFM 350R (Yamaha) dans son gabarit et son coté joueur.


 « JOUEUR »

est le mot juste, car il suffit de l’inscrire en courbe avec le guidon, puis de mettre du gaz pour une glisse facilement maîtrisée et « naturelle » de la machine. Le moteur nerveux, souple et coupleux (« pour un 300 », ça fait déjà beaucoup !) n’oblige pas a jouer de la boite en permanence. Il acceptera même de rouler sur le dernier rapport à un rythme tranquille. On pourra lui reprocher un léger manque de puissance à haut régimes (ce n'est qu'un 300 cc ne l'oublions pas), mais l’engin vous emmènera tout de même avec vigueur à 85 km/h sur terre et 95 sur bitume. (Soit les perfs d’un 450 kodiak / 500 Sportsman / 500 Traxter, etc)

 D’un autre coté, le 300cc sort par conception  les 15KW maxi que la réglementation autorise… Il n’est pas bridé, ce qui permet d‘éviter la tentation de le débrider…

IMG_0037.JPG (53252 octets)Certains trouveront les vitesses « limitées » (j’entend déjà le « moi je vais plus vite avec mon super méga maxi 250 homo prépa avec échappement trucmuche ») mais il faut surtout comprendre qu’avec la boite mécanique et l’embrayage, c’est les accélérations et reprises qui sont étonnantes, sans parler des départs ! La vitesse n’est pas (et ne sera jamais !) un critère important sur une machine de loisir, ou les performances sont moins importantes que les sensations et… le plaisir, tout simplement !!!

IMG_0010.JPG (79567 octets)Notez aussi que la machine n’avais que 400 km au compteur, donc que le moteur ne donnait probablement encore pas ses performances maxi.

Nous n’avons pas comparé le 300 (faute de temps) en rando rapide avec des gros baroudeurs type 450 kodiak ou 500 Sporstman, mais il est probable que le 300 suivrait le rythme facilement, compte tenu de son rapport poids/puissance très favorable.

IMG_0009.JPG (17608 octets)Le 260 Hytrack et le 150 Mxer qui accompagnaient le 300 lors d’une sortie nocturne se faisaient proprement « atomisés », ce qui n’a rien de surprenant. Par contre, la machine nous a paru plus nerveuse et rapide que le 300 Lakota, sensations à confirmer lors qu’un comparatif futur…

 Moteur ok donc, mais le châssis est il à la hauteur vous demandez vous ?


Châssis :

IMG_0036.JPG (94201 octets)Les dimensions sont « correctes » pour la catégorie, légèrement supérieures en largeur (110 cm) et longueur à celles d’un 250 KXR et même d’un 300 Lakota pour comparaison. La position debout est hélas contrariée par un guidon trop bas, comme souvent sur les quads de ce gabarit. La pose d’une rehausse de guidon sera donc le premier investissement pour le futur propriétaire.

 

IMG_0029.JPG (41853 octets)En action, à des vitesses élevées, le châssis et les suspensions se jouent parfaitement des trous et bosses parsemant les chemins. Sur nos parcours tests, un chemin creusé par des flaques profondes (asséchées en cette saison) de parfois 40 bons cm, n’a pas réussi à occasionner le moindre talonnement, démontrant de très bonnes performances coté amortissements des gros chocs. Bien sur, pour encaisser de tels obstacles il vous faudra rouler debout, jambes semi fléchies, pour participer à l’amortissement, comme un véritable pilote… 

IMG_0032.JPG (98537 octets)Pistes rapides : Au delà de 70 Km/h sur la terre, vous devrez toutefois être conscient de la légèreté (et du petit gabarit) de l’engin, qui peut réagir aux variations du terrain et vous demandera une tenue du guidon « concentrée », et aussi des réflexes pour corriger la trajectoire (du pilotage quoi...).

 L’avant pourra donc être jugé un peu flou à haute vitesse, mais il s’agit d’un comportement en rapport avec la catégorie et le budget de la machine : sur qu’avec quelques cm de plus, des amortos à 1000 E le bout, on gagnerai en stabilité, mais bon, il s’agit d’une machine d’initiation ou de loisir, pas d’un quad de course ! Puis on roule pas tout le temps à ces vitesses, les chemins qui le permettent (visibilité) n'étant pas si fréquents.

IMG_0030.JPG (53226 octets)Evidement aussi, un quad de 270 ou 340 kg paraitra plus « stable » aux mêmes vitesses, mais en contrepartie, bien moins facile a rattraper et beaucoup plus « physique » dans ses réactions au guidon, sur une saignée par exemple.

En pratique, ce quad permet de rouler de manière largement assez rapide dans les chemins et il est mieux suspendu que tout ce qui existe sur le marché, du coté des « petits » quads Taiwanais ! En résumé, le comportement est sain (mais parfois un peu « sportif » si on l'emmène aux limites) et le freinage très performant (même si on aurait aimé un frein avant séparé) grâce aux trois disques.


Trialisant/franchissement :

Un petit 4x2 permet des tas de choses, et le ThunderBike n’échappera pas à la règle. On pourra opter pour une dent de moins au pignon de sortie de boite, car la première est un poil longue dans le technique/trialisant et demandera trop souvent de jouer avec l’embrayage. Le couple du 300cc devrait toutefois permettre de gravir les grosses pentes sans difficultés. Malheureusement nous n’avons disposé de la machine que peu de temps (100 km parcourus tout de même) et pas pu réaliser de tests en situation de ce coté.

Notez que le disque et la couronne limiteront forcément la garde au sol, qui reste honorable malgré tout.


Un 300 ADLY, pour qui, pour quoi faire ?

  • IMG_0047.JPG (71952 octets)Pour les ex-motards, qui veulent une machine légère, un peu joueuse et économique sans toutefois avoir besoin d’un monstre de puissance. La boite mécanique, pour un motard, c’est un gage de nervosité et de plaisir. Attention, un quad 4T de 300cc, c’est pas une 250 (moto) d’enduro… le rapport poids/puissance fait que les accélération seront toujours plus violentes sur une moto. Mais pour celui qui veut se balader "tranquille", en se lâchant un peu de temps en temps, le 300cc est une bonne entrée en matière dans la planète quad !

  • Ce 300 peut aussi être un premier pas vers une machine de sport, pour les quadeurs qui n’ont jamais été initiés aux boites de vitesse, mais qui veulent  découvrir le « pilotage » et plus de sensations moteurs que sur les 250 cc à variateur, qui font l’essentiels des ventes aujourd’hui.

  • Enfin, pour le quadeur averti qui randonne principalement sur des chemins qui n’exigent pas un 4x4, qui aime la glisse « tranquille », mais n’a cure de rouler sur un gros quad et ou pas le budget…, le ThunderBike permettra de suivre les copains équipés de cylindrées supérieures, voir de les précéder !

  •  Par contre, pour celui qui n’a ni l’expérience du quad, ni des vitesses (et de l’embrayage manuel type moto), le 300 est à notre avis un peu trop réactif et performant pour commencer.


les Plus

  • Machine joueuse

  • Performances et sensations moteur

  • Rapport qualité/performances/prix

  • Suspensions d'origines efficaces

  • Boite précise

  • Freinage puissant

Les Moins

  • Guidon trop bas

  • Commande de marche arrière inhabituelle

  • Protection disque / couronne trop légère


Conclusion :

Le 300 Adly « sport » est le premier quad « d’initiation sportive » véritablement abouti,  issu de la production Taiwanaise. Il ne s’agit pas d’une véritable machine sportive (n’espérez pas courir « Pont De Vaux » avec « tel-quel », il n’est pas fait pour ça !), mais croyez nous, il offre déjà son lot de sensations, et demandera à être véritablement piloté pour en tirer le meilleur ! A l’heure actuelle, il n’a pas de concurrents, grâce à son homologation, le bon équilibre moteur/chassis/suspensions et un prix attractif (Un poil moins cher que le 250 KXR).

Seule inconnue la fiabilité, le 300cc étant le premier quad de cette cylindrée chez ADLY. Pas vraiment de quoi s’inquiéter, car le SAV de la SIMA, lui n’est pas un inconnu. Cette « vieille maison » important des motos tout-terrains depuis des dizaines d‘années et de fameuses marques italiennes depuis quelques années. La SIMA est même LA pépinière de champions Français en enduro (moto) depuis toujours. Le regretté Marcel Seurat, fondateur de la SIMA, n’avait pas son pareil pour recruter et former les futurs champions…

Gageons que l’esprit de compétition qui a toujours guidé la SIMA, se retrouvera prochainement dans l’engagement d’un 300 ADLY en course… Ce quad est si proche d’une machine sportive, que nous sommes convaincu que l’idée d’un grosse préparation à déjà germé sous la chevelure frisottée de Jean-Michel Paquient, « docteur es quad » de la SIMA !


 Données constructeur

 


MOTEUR


Type


Monocylindre 4 temps, simple arbre à cames en tête


Cylindrée


282 cm3


Alimentation


Carburateur KEIHIN


Boîte de vitesses


5 rapports + marche arrière


Démarrage


Electrique


Refroidissement


Air


Allumage


Electronique


PARTIE CYCLE


Cadre


Double berceau tubulaire à, section carrée


Frein avant


Double disque hydraulique


Frein arrière


Disque hydraulique


Suspension avant


Double amortisseur réglable et double triangulation


Suspension arrière


Mono-amortisseur réglable


Pneus


Avant 22 x 8 x 10 - Arrière 20 x 11 x 10


Poids à sec


179 kg


Empattement


1150 mm


Longueur x Largeur x hauteur


1750 x 1100 x 1070 mm


Hauteur de selle


830 mm


Capacité du réservoir


10,3 litres


Place assise


2

 

 

Niveau supérieur :

JDQ #39
JDQ #38
JDQ #37
JDQ #36
JDQ #35
JDQ #34
JDQ #33
JDQ #32
JDQ #31
JDQ #30
JDQ #29
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JDQ #13
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JDQ #11
JDQ #10
JDQ #9
JDQ #8
JDQ #7
JDQ #6
JDQ #5
JDQ #4
JDQ #3
JDQ #2
TransVal 2003
JDQ #1

1024 x 768 recommandé

  

 

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