Quad
dans le désert Tunisien
Texte :
Etienne Manzoni - Photos : Etienne Manzoni / Pierre-André Pochon
La
vidéo ICI

Avertissement :
en France le port du casque est obligatoire, en Tunisie les lois sont plus
« souples » et nous avons choisi volontairement de ne pas rouler
casqués, tout simplement à cause de la chaleur.
C’est
mi-mars 2004 que Jean-Pierre POCHON, le boss de Grand Elan (www.grand-elan.com)
nous propose de participer à une randonnée quad dans le désert Tunisien. Les
dates retenues étaient du 8 au 12 Avril, aux mêmes dates que la randonnée en
Corse. Je me suis donc « sacrifié » pour découvrir les dunes
Tunisiennes….
La liste du matériel à prévoir pour la randonnée,
fournie par Jean-Pierre, nous fut très utile : dans ce type de randonnée,
la priorité étant de se protéger du soleil et du sable.
En
partant d’Orly ou de St Exupery (Lyon), c’est à Tozeur que nous débarquons
le 8 avril sous un soleil de plomb et 29 degrés. Après notre installation dans
l’hôtel, une petite ballade nous permet de découvrir une ville touristique
avec ses nombreuses boutiques de souvenirs, poteries, tapis, …l’architecture
en briquettes ocres donne un charme particulier aux bâtiments.
Etaient
aussi de l’aventure, Pierre-André POCHON, le fils de Jean-Pierre (un joyeux
luron cet « animal » !), Christine, pigiste pour, entre autre,
le magazine Beauté et Fitness (la seul à porter un chèche bleu sur les
photos), Chantal et Jean, journaliste pour le magazine Aquad’Jet, et
Jean-Pierre V. photographe, mais aussi un groupe de retraités (ou presque !)
savoyards très sympa (normal pour des savoyards J)
Le lendemain matin (le 9), après un bon petit déjeuner,
départ de Tozeur en direction de Douz (au sud-est) pour rejoindre la base de
quad. Après 2 heures de 4x4, la traversée du Chott El Jerid (le lac salé),
nous arrivons à Douz
Nous
voilà donc en face de nos machines : un beau parc de 20 Polaris Magnum
330, 10 flambants neufs (reçus la semaine précédente), les 10 autres
n’ayant qu’un an. Des machines à cardan, un 4x4 « on demand »
donc bien adaptées à la randonnée dans les dunes comme nous avons pu le
constater.
Après
la distribution de chèche, les consignes d’usage et une démonstration de
l’utilisation des quad (c’était la première fois pour certains…),
notre guide Ali prend la tête du convoi. Ici pas de GPS, Ali connaît le désert
« comme sa poche » et nous a toujours conduit à travers les dunes
exactement au point de rencontre prévu avec l’assistance logistique :
j’avoue que cet exploit nous a tous beaucoup impressionné tant il est
difficile de se repérer dans le désert : dunes à perte de vue, pas de dénivelé,
peu de contraste…
La
première demi-journée, été assez cool, était surtout destinée à prendre
en main les machines et à se familiariser avec les dunes. En effet rouler dans
les dunes n’a pas vraiment d’équivalent et c’est vraiment le dépaysement
total : mais on ne peut s’empêcher de penser que se perdre ou rester
« planter » dans le désert est vraiment la chose à éviter.. donc
malgré l’immensité du terrain de jeux, nous restions relativement proche les
uns des autres.
Nous
avons vite compris une des quelques règles à suivre pour passer les dunes sans
encombre :
Toujours aborder les montées ou les descentes de
front, jamais en dévers !
C’est une règle générale de pilotage de quad,
mais ici, dans ce sable très fin et presque « »liquide », un léger
dévers et le quad glisse, s’enfonce et bascule très facilement… il ne faut
pas perdre de vue que le sable est un support mou et que, à tout moment, on
peut s’enliser très rapidement. Dans ce cas, en général dans une montée,
inutile de mettre les gaz, le quad s’enfoncerai 1 peu + et risque même de se
poser : il suffit d’une petite marche arrière pour se sortir et reculer
jusqu’à un plat ou un pente légère pour repartir avec de l’élan et
passer la dune récalcitrante.
Tout
l’intérêt du 4x4 « on demand » est que le pont avant
s’enclenche uniquement lorsque le pont arrière commence à patiner. Ainsi on
roule constamment en 2 roues motrices, moins éprouvant pour les bras, le 4x4
‘veille » toujours prêt à « intervenir » de façon
transparent en cas de difficulté. Sur les nouveau modèles, les 4x4 doit quand
même être activer grâce à un bouton au guidon.
Un
deuxième point à ne pas négliger dans le désert : les lunettes. Aussi
bien pour se protéger du soleil que du sable, qui, lorsque le vent de sable se
lève est vraiment insupportable si vous n’êtes pas bien protéger. C’est là
que le chèche devient très utile en protégeant toute la tète, ne laissant
apparaître que les yeux. La meilleur protection consiste à utiliser des
lunettes de glacier (avec protection latérale), mais le top c’est quand même
le masque de ski qui ne laissent pas pénétrer le sable vers les yeux (mais
c’est un peu inconfortable à cause de la chaleur).
Ce
premier jour, le repas de midi est pris en plein désert et préparé par l’équipe
d’assistance logistique : pain de sable (galette préparées sur place et
cuite sur la braise dans le sable), grillade de moutons, salade tunisienne et
orange du pays.
Le
soir, couchage en bivouac, sous les tentes ou à la belle étoile. Le dîner :
une soupe, suivi par un couscous, et des oranges.
Après
une bonne nuit de récupération (bienvenue après 80 Kms dans les dunes), le
jour suivant doit nous amener à l’oasis de Ksar Ghilane : un oasis complètement
aménagé avec hôtel (chambre en « dur » sous de grandes tentes),
piscine, source d’eau chaude,…l’occasion de prendre une bonne douche après
deux jours de désert.
Un
oasis est toujours un endroit magique, et découvrir cet espace de verdure (des
palmiers principalement) au milieu du désert aride est toujours extraordinaire.
C’est le troisième jour, en partant de Ksar
Ghilane pour retourner à Douz, que nous avons croisé le Rallye de Tunisie en
plein au milieu d’un vent de sable assez gênant.
C’est
dans un petit restaurant au bord de la piste vers Douz que nous avons pris le
repas de midi avant de repartir pour cette dernière étape de 100 Kms.
Les
quad restitués, nous rentrons vers Tozeur en 4x4. Une bonne douche, préparation
des sacs et valise pour un départ à l’aéroport à 5h30 le lendemain matin.
Un dernier repas avec le groupe à l’hôtel, échange de quelques adresses, téléphones,
emails, avant de se séparer. Une partie du groupe restera 2 jours de plus pour
faire les oasis de montagne.
Conclusions :
Cette
expérience de quad dans les dunes est vraiment unique et ne ressemble à aucune
autre que l’on peut avoir en France. Le passage des dunes, les zig-zag entres
les dunes pour rechercher le meilleur (ou le plus simple) passage, l’effet
amortisseur du sable, tout cela est vraiment exceptionnel avec en plus des
paysages grandioses.
Pour tous ceux et celles
qui aiment vraiment avoir des sensations en quad et se régaler, c’est
vraiment quelque chose à essayer au moins une fois dans sa vie…de quadeur !
-
Ce n’est pas très facile de faire des photos dans le désert. Il faut
le faire au levé ou au couché du soleil pour avoir des ombres… en cas de
ciel couvert ou de vent de sable, inutile de sortir l’appareil.
-
J’ai vraiment apprécié la présence de Jean-Pierre et Pierre-André
POCHON : d’abords parce qu’ils sont très sympathiques et ont des
tonnes d’histoires vécues à raconter, mais aussi parce qu’ils
participent aux randonnées proposées aux clients, et ce n’est pas forcément
très courant.
-
Les machines étaient vraiment bien adaptées au terrain et très bien
entretenues
-
Les repas pris dans le désert étaient vraiment fameux..
Un grand merci à Jean-Pierre et Pierre-André, à
Monique et à son équipe (correspondants de Grand Elan en Tunisie), à Ali
notre guide et à toute l’équipe d’assistance qui nous ont chouchoutés
pendant 3 jours.
Les
coordonnées : Grand Elan - Jean-Pierre
POCHON
347 Av, du Grand Ariétaz
- 73000 CHAMBERY
Tél :
0800 956 686 - infos@grand-elan.com - web :
www.grand-elan.com
Quad
Autrement : www.quad-autrement.com

|