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Coté Course : Les 6H de Chaumont…
Texte et photos : Eric Zydziak
Enfin plutôt les 5 heures ! 90 équipages se sont donnés rend ez-vous
le samedi 20 septembre pour une endurance de 6H comptant pour le championnat de
champagne FFM. Cette course se déroulait en une seule manche avec deux pilotes
et la possibilité d'avoir deux machines. Un très beau plateau était présent
cette année avec Allart, Escallier, Mulon, Algisi, Dachard, Abfalter, Bertrand,
Bigault, Guyon, Pion… du beau monde. Bien sur j'étais là aussi, pour
essayer d'aller titiller les meilleurs... enfin juste essayer !
Pour
notre équipage (Mon cousin Benoît et moi-même), la course commença le
vendredi. En effet, nous sommes partis dés la veille sur le lieu de la course
et nous avons dormi sur place. Enfin, essayé de dormir : car à coté ça
fesait la fête jusqu' à plus d'une heure du mat et ils n'avaient
sûrement pas dû boire que de l'eau !
Levé à 7h, petit-déjeuner et
finition de la machine. Il me restait à mettre les numéros, changer les pneus
(on a adopté des petits pneus en jante de 8 pouces à l'arrière) et de
pignon de sortie de boite. Une petite heure après, tout est vérifié : la
machine est parée pour six heures de courses. Ensuite direction le
contrôle administratif...
Cela
se passe rapidement pour moi, c'est un peu plus long pour mon cousin qui doit
prendre une licence à la journée. Ensuite nous devons tirer au sort un numéro
qui déterminera notre place sur la grille de départ. Un grand pot est devant
nous avec plein de petits papiers. Surtout ne pas tirer le numéro 90, sinon
c'est quasiment fini dés le début pour faire une place. Petit privilège
d'avoir fini dans les premiers lors de la précédente édition (plus
exactement 7ème), on a le droit de piocher notre numéro dans un autre bac.
là, il y a beaucoup moins de numéros, une quinzaine environ, soit les 15
premières places, c'est plutôt cool. Je pioche et là je prends… le
numéro 1 !!! Je suis encore plus stressé d'avoir cette place.
9h-10h : c'est
parti pour les essais. Je pars dans les premiers découvrir
le terrain. La prairie est identique à l'année dernière, tandis que la
partie orientée enduro me parait plus longue. Dés le début, c'est la
galère : il y a beaucoup de poussière, même énormément... A tel point que
quand il y avait quelqu'un devant moi, j'arrivais tout juste à voir mon bumper ,
et parfois même à peine mon guidon !!!
Coté sécurité, ça va être galère : la
piste est assez sympa, mais des passages ressemblent beaucoup trop à des
passages d'enduro, c'est-à-dire assez techniques et pas larges du tout (largeur
du quad). Il me faut un quart d'heure pour boucler le tour, je passe alors le
relais à Benoît qui effectue alors son essai. A la fin des essais, on a le
droit au traditionnel briefing, mais j'entends déjà la contestation chez
certains pilotes. Du coup lors du briefing ça s'échauffe un peu (!!) entre
l'organisateur et certains pilotes. Idem entre les pilotes également : un peu
plus et ça se castagnait ! Certains
veulent que les parties trop typées "enduro", c'est-à-dire assez
dangereuses, soit supprimées.
Ce temps très sec et poussiéreux renforce
considérablement le danger, mais sur le coup, refus en bloc de l'organisation
et le ton monte. Plusieurs équipages dont certains jouaient certainement la
victoire, décident de se retirer de la course. Ce
sont donc pas loin d' une dizaine d'équipages qui décide de rentrer chez eux
plus tôt que prévu.
11h
: c'est l'heure du départ officiel. On place les machines sur la grille quinze
minutes avant, mais onze heure arrive et le départ ne semble pas être pour
tout de suite !! On attend un bon moment, en plus le soleil commence à chauffer,
c'est stressant. Plus stressant encore : voir mon quad en première position,
avec 80 quads derrière . Vers 11h20, une personne de
l'organisation revient de la piste : ils ont finalement modifié le tracé
et supprimé une partie en début de circuit. Heureusement qu'ils ne voulaient
rien changer au début… Un dialogue peut être plus intelligent au départ
aurait peut être évité qu'une dizaine d'équipages ne quittent la course !
Finalement
c'est à 11h30 qu'a lieu le départ type " Le Mans ". Au coup de
canon, tout le monde court vers les machines. Pour ma part cela se passe très
moyennement, arrivé sur la machine, je veux trop me dépêcher pour mettre le
coupe-circuit et résultat je m'y reprends à trois fois ! Déjà plusieurs
machines sont passées devant moi, à commencer par Franck Allart qui fait le
holeshot sur un Raptor. Il prend dés le début une grosse avance (pas de
problème de poussière). J' attaque mon premier virage en ne voyant absolument
rien, j'essaie de longer les banderoles sur les cotés, enfin quand j'arrive à
les voir. Impossible dans ces conditions de mettre gaz à moins d'être
complètement barge... Un nuage énorme s'élève sur la piste. J'arrive tout de
même à être dans les 10 à l'entrée du bois. Et là c'est encore plus
dur de rester sur la piste, je fais plusieurs freinages très chauds, vraiment à
la limite. Je fais même une visite dans les arbres (!), mais je repars aussitôt.
Il
faut bien deux tours pour que le peloton s'étire vraiment et que cela
deviennent moins dangereux. Je fais un premier relais d'une heure trente et nous
sommes alors annoncés en huitième position. Ensuite, c'est à mon cousin de
repartir mais au bout de deux tours, il revient au stand. Le pneu arrière
droit est déjanté. Ces petits pneus auront été efficaces dans les reprises,
mais ils n'auront pas supportés les contraintes du terrain assez caillouteux. On
les change très vite et c'est reparti. Il fait un relais de deux heures
environ. Le reste de la course sera assez tranquille avec un dernier relais d'environ quarante-cinq
minutes
chacun. Si vous remarquez bien le total ne
fait pas six heures, la direction de course ayant pris la décision d'arrêter la
course une heure avant la fin. On a donc couru plutôt les cinq heures de
Chaumont.
Finalement il valait mieux, car je ne sais pas si
ma machine aurait
tenu une heure de plus : un joint spy au niveau de l'embrayage a lâché et de ce fait l'huile
moteur sortait assez fortement. Il n'y avait quasiment plus d'huile !
Côté classement, c'est la grosse déception avec une vingt-troisième place !
On a d'ailleurs du mal à comprendre cette place étant donné que l'on ne s'est
quasiment jamais fait doubler (max trois/quatre fois sur la totalité de la
course). Le fait de n'avoir qu'une seule machine nous aura sûrement
beaucoup pénalisé, car les autres équipages en avaient quasi tous deux. C'est la course et le résultat sera sûrement meilleur l'année prochaine,
du moins si il y a une prochaine édition… En effet, l'existence de cette course a été remise
en cause par l'organisation à la fin de l'épreuve, surtout à cause des
contestations du matin.
Pour
ce qui est des autres concurrents, l'équipage Allart/Warnia parti en
tête, le restera jusqu'à la fin et empoche une très belle victoire.
Ensuite Debare/Brion (actuellement en tête du championnat de champagne) et
Maginel/Van Vaquembergue complètent le podium. Dans les équipages plus
médiatiques on a Vallet/Pion en cinquième position, Bigault/Guyon en sixième,
Dachard/Dachard en onzième, Algisi/Mulon en soixante huitième, Adam/Moinier
(les vainqueurs en 2002) en soixante neuvième, Abfalter/Bertrand en soixante
seizième…
A l' année prochaine, pour une meilleure performance !?
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