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de Vaux, la plus fameuse course de quad au monde, c' est d'abord une ambiance très
détendue, une semaine de fête attendue par des milliers de quadeurs et pas loin
de deux cent équipages. L'équipe du JDQ a passé trois jours de folie sur ce
circuit, et ramené des photos de quasiment tous les quads engagés.
NDLR : Le
récit de la course est disponible sur l' excellent site de l' organisation : www.pdvracing.com,
vous
y retrouverez aussi le classement à l'arrivée.
Pont de Vaux 2003 selon Don Camillou
(texte et photos Camille Bonnet /
HG)
Participer à la célèbre endurance quad des 12 heures de Pont de Vaux est le
grand rêve de tout quadeur sportif. Le mondial du quad attire bon nombre
de personnes, du simple visiteur au quadeur averti. Tout ce monde se réuni
pour la magie de l'évènement et le spectacle d'une des plus grandes courses
mondiales réservées uniquement aux quads. Après avoir lu un récit, ou vu
cette épreuve, tout possesseur de machine typée course aura envie d'y
participer ! Le gros hic est qu'il s'agit d'une course de niveau international
et que le nombre de participants est strictement limité… pas facile de se
faire accepter face aux grosses écuries mondiales même en faisant sa demande
d'inscription au plus tôt !
Pour satisfaire l'ensemble des quadeurs, l'organisateur Maurice
MAINGRET a
mis en place le Quad Contest qui convient mieux au niveau amateur. La course ne
durant (que ?) deux heures et ce sur le même circuit que les 12h !
Pont
de Vaux, c'est une course, un salon, la magie du spectacle, des festivités, et
les plus belles machines au monde ! Il vous en restera une montagne de souvenirs
inoubliables gravés dans la mémoire, que ce soit en tant que pilote ou en tant
que spectateur, cela vaut un grand détour !
Vendredi 22 août 2003:
Un rêve de gamin… aller à Pont de Vaux afin d'assister à cette fameuse
course si renommée ! Si je me lève à 6h30 ce jour là, c'est pour sauter dans
la voiture et prendre la direction de Lyon puis Bourg en Bresse et enfin Pont de
vaux ! On trépigne, on ne tient plus en place, plus on se rapproche moins on résiste…
11h, on entre dans le village de Pont de Vaux, on fait un peu la girouette, on
cherche les premiers quads. Sur la place, on aperçoit quelques machines dans le parc. Ne serait-ce que de loin et du premier coup d'oeil, on se
rend bien compte de l'ampleur de l'évènement, ce ne sont pas des machines
stocks ou bricolées, ça sent bon les $$$$ !!!
On continue sur la route, on passe à coté du port de plaisance et au niveau
d'une ligne droite, on tourne à droite. Des semi-remorques, des camping-cars,
des chapiteaux, des tentes, des pick-up américains avec d'énormes pneus, des
voitures, quelques 'petits' quads et le fameux… circuit décoré de
bottes de paille et de banderoles : tout ceci s'ouvre à vos yeux !
On récupère nos badges et ne tardons pas à décharger puis à installer
nos affaires dans le stand du Team JDQ (équipage numéro 115). On fait, par la
même occasion, la connaissance du team entier et on déjeune tous ensemble. Régime
spécial pour les pilotes… le stress commence à gagner les esprits ! Beaucoup de teams sont encore en train de bricoler leur
machine, pour certains ça ne se limite qu'à la pose d'autocollants, mais
d'autres s'attaquent à ouvrir le moteur !
Le soir :
Tous
les quads et les pilotes doivent se présenter aux contrôles techniques et
administratifs. Pour certains l'admission au parc sera une dure épreuve ! Si
par mégarde, le coupe circuit ne fonctionne pas, le commissaire technique montrera bien à tout
le monde que le moteur ronronne toujours sans coupe circuit… Pour d'autres, se
sera le niveau sonore limite qui sera dépassé ou encore les extincteurs exigés
n'atteignant pas les 9kg… Dans tous les cas, les équipes sont refusées
momentanément, le temps de la mise aux normes !
De plus en plus de machines sont présentes dans le parc et on admire ces avions
de chasse… ça fait rêver ! On s'attendait à trouver des machines moins
'pros' dans le parc coté Contest mais ce n'est pas le cas. Rien ne ressemble à
des quads d'amateurs… Du banshee préparation Ducan racing au VLS… que du
beau matos !
Une
fois les contrôles effectués, la présentation des pilotes et des machines du
Contest débute par un show avec un V-Force. Peu de monde au début, mais la
foule arrivera vite ! Chaque machine est conduite sur le podium, les pilotes
sont présentés ainsi que leurs palmarès respectifs par les deux
commentateurs. Certains se lâchent et paraissent sereins, à contrario d'autres
sont crispés. Un à un, tous les pilotes et toutes les machines y passent, ceux
du Contest puis les participants aux 12h. Ca se finira aux alentours de 22h,
soit près de 3h de présentation… L'ensemble des pilotes regagne les stands
et les caravanes afin d'essayer de trouver le sommeil, mais ça ne sera pas
facile car c'est la fête, et sous le chapiteau, c'est soirée mousse !
Samedi : le grand jour !
Réveil 7h… c'est calme, les premiers groupes électrogènes se mettent en
marche, les premiers moteurs chauffent, c'est le jour du grand départ !
Dès 9h, les essais du Quad Co ntest sont lancés pour 30 minutes, les pilotes
attaquent comme des fous… certains s'arrêteront là ! Pendant ce temps là,
les machines des 12h se préparent… ça chauffe, le stress est présent. A
10h, le départ des essais des 12h est lancé, le but étant de découvrir la
piste (et pour quelques-uns leur machine !) pour réaliser le meilleur temps
afin de se placer au mieux sur la grille de départ pour les trois manches. On découvre
alors le niveau sonore des pots d'échappement, les grondements lors
des reprises qui vous font trembler la tête… On a déjà droit à de belles
cascades dans les courbes ou les sauts. Au fur et à mesure, la piste
se dégrade et le ciel de Pont de Vaux ne devient plus qu'un immense nuage de poussière…
La chaleur du mois d'août pèse sur la Bresse, difficile de rester sur le
bord de piste sans lunettes ni casquette ! Des conditions très contraignantes
pour les mécaniques… les moteurs les plus fragiles ont cassé ici.
Tous les pilotes évoluent, ça attaque dur ! Ils roulent comme si c'était la
course et parfois un peu trop vite… Beaucoup s'arrêtent aux stands pour
changer de pilote et affiner les derniers petits réglages. Difficile de trouver
le bon compromis au niveau des amortisseurs, soit on règle souple pour les trous
et ça talonne à la réception des plus gros sauts, soit raide mais ça guidonne
et fatigue le pilote !
Pour les réglages de la partie cycle, l'idéal serait
d'avoir des pilotes de même masse… or ce n'est pas le cas dans chaque team où
cela varie jusqu'à 45 kg !
La séance d'essais se termine sur les douze coups de midi, juste le temps de
casser la croûte avant de repartir à 14h pour la première manche de 3h.
14h
: le grand départ : les machines sont rangées le long du muret dans
l'ordre des temps réalisés aux essais, prêtes pour le grand départ ! Les
pilotes alignés en face de leurs quads respectifs mais de l'autre coté de la
piste. Tout le monde est présent, la foule s'agglutine le long des barrières
pour admirer ce départ. On n'imagine guère l'état du pilote qui attend le top
départ… 120 quads alignés, 120 pilotes les uns à coté des autres et top !
la course est lancée. Lourds de leurs bottes, les quadeurs courent au plus vite
et sautent sur leur engin, enclenchent le coupe circuit, et démarrent le
moteur… Pour certains, seul un kick pour donner mouvement au moulin… pas
toujours facile à démarrer et beaucoup perdent du temps avant de réussir à décoller
! Grégory LASSAIGNE (NO 1) réussi le holeshot suivi par le KTM n°24, le 101 du jeune
COUPRIE et le 14 de DE PALMA/ WINROW. Une fois la troupe d'avions de chasse lancée,
c'est le gros bouchon en bout de ligne droite, en l'entrée du premier virage,
ça se bouscule, il y a du contact ! De plus, entre temps, la piste a été
arrosée et ce n'est plus la poussière qui gène les concurrents mais la boue !
Après un tour de piste, on a du mal à reconnaître la couleur de chaque engin
! Le gros du troupeau s'étire doucement, mais il se forme des petits pelotons,
celui qui est derrière en prend plein la figure, il y a de grosses flaques de
boue, ils essayent de rouler en décalage les uns des autres mais ce n'est pas
toujours facile…
Au fil des tours le terrain sèche au bout de 45 minutes, pour laisser place à la poussière jusqu'à la fin de la manche.
Au niveau de la grosse table et des sauts on distingue nettement l'élite, qui
réalise
les plus gros sauts (+ ou - 20 m de long !) alors que les plus 'timides' ne
sautent pas…
Les changements de pilote s'effectuent, le rythme est toujours très soutenu,
que du beau spectacle qui ravit les spectateurs ! Toutes les heures, les
classements provisoires sont affichés, et donnent de l'espoir aux pilotes qui
se fixent alors de nouveaux objectifs …
En fin de manche, les tactiques sont différentes, certains préfèrent
effectuer la révision et l'entretien de la machine avant la fin de l'épreuve,
d'autres attendent le début de la manche de nuit en espérant que la piste sera
arrosée et ainsi éviter les premiers tours où la boue est présente. Il faut
savoir qu'entre deux manches, les machines ne reviennent pas aux stands et il
est interdit d'effectuer quoi que se soit sur le quad. On ne peut réparer que
pendant les trois manches !
17h : l'arrivée : la safety car fait irruption sur la piste à 17h précises,
c'est la fin de la première manche ! Les pilotes rangent leur machine pour le
prochain départ qui aura lieu 3 heures plus tard…
Entre temps, c'est repos forcé pour tous les concurrents et barres de céréales
à gogo !
Le tracteur détrempe de nouveau la piste…
20h : nouveau départ : le soleil est bas sur l'horizon, quelques nuages traînent
lorsque le deuxième départ de la journée est donné. Beaucoup ont choisi de
s'arrêter aux stands avant même d'avoir accompli un seul tour. Il y a de
grosses flaques de boue et l'ensemble du terrain est très gras, ce qui rend le
pilotage assez délicat et imitant à une épreuve sur glace ! Ca glisse
énormément… c'est à ce moment là que l'on aperçoit les premiers 'tout
droit' !
Le soleil passe l'horizon et le jour commence à tomber, les
phares s'allument, la piste se sèche et les virages se creusent… Le pilotage
devient de plus en plus difficile.
La nuit est tombée totalement, on n'est qu'au début de cette manche de 5h. Les
repères ne sont plus les mêmes, les erreurs sont fréquentes et les temps au
tour sont revus à la baisse d'une moyenne de 5 à 10 secondes. Il est difficile
de reconnaître les machines, ce ne sont plus que des phares et les pilotes ne
sont plus qu'avec eux-mêmes… tout le reste est noir. Les relais s'enchaînent,
les pilotes fatiguent, et la piste se détériore beaucoup au fil des tours.
1h du matin : fin de la deuxième manche ! La safety car est entrée sur la
piste, les quads sont arrêtés et rangés au parc fermé. Petit casse-croûte
pour les pilotes et dodo dans la foulée, les visages sont marqués, les
ampoules et la fatigue font souffrir les corps. Pour d'autres, la soirée n'est
pas terminée : la soirée mousse bat son plein !
Dimanche : the last day…
9h30:
départ du Quad Contest : C'est sur une piste détrempée que les 57 concurrents
prennent le départ pour deux heures de course. C'est le Raptor n°37
qui est en première place et prend la tête de ce début de course. Les temps réalisés
sont proches de ceux des 12h en ayant passé sous la barre des trois minutes ! Après
quelques soucis, le n°37 dégringole au classement pour laisser passer le
Banshee n°46 de MAURICE qui terminera à la première place suivi de près par
le raptor n°34 de Gariston lui-même? devant le KFX n°29 de Lemaire.
Les machines sont quasi identiques à celles des 12h mais le pilotage est tout
autre ! On reconnaît un pilotage plus 'amateur' malgré de si bons quads
! Les résultats entre les premiers et la fin du classement ne sont tout de même
pas négligeable, la différence de niveau est visible ! Près de 13 tours séparent
la tête de la fin du classement alors que les trois premiers se tiennent à un
tour d'écart…
11h45 : podium du Quad Contest : Deux 4 temps derrière l'indétrônable Banshee
!
Une fois la remise des prix achevée, c'est la mise en pré-grille de la troisième
manche qui s'effectue…
13h : départ de la dernière manche (4h) : Toujours le même ordre de départ,
Grégory Lassaigne en tête suivi par l'écurie CT Racing n°3 eux-mêmes suivis
par D.Eichner. Un problème dans l'équipage n°3 permettra au team n°11 (Etard/
Bergeron/ Meynier) de finir à la troisième place de cette dernière manche.
Ces 4 dernières heures été très éprouvantes physiquement pour les pilotes qui
ont tout donné pour garder un rythme soutenu. D' ailleurs, les chronos ne
montrent pas une réelle baisse des temps au tour ! Néanmoins, c'est sur la fin de l'épreuve que
l'on a pu observer le plus grand nombre d'erreurs, dont une sortie de piste en
fin de ligne droite…
A l'arrivée les visages aux traits tirés se détendent, c'est la joie générale, ça
y est, Pont de Vaux 2003, c' est terminé ! Pour certains, ils venaient de boucler
leur premier Pont de Vaux, sur une machine qu'il ne connaissait même pas… que du bonheur à l'arrivée, c'est le sourire aux lèvres que les
pilotes et les teams se rejoignent sur la piste.
Au
final, l'équipage français Bontoux/Lassaigne ayant obtenu la première
place des trois manches, remporte donc cette épreuve 2003, suivi par le team du
quintuple vainqueur de l'épreuve D.Eichner / Mitchell sur banshee leager's. La
troisième marche du podium revient à l'équipage n°7 mené par Waggot/
Maessen sur Banshee leager's. Ainsi 3 Banshee sont sur ce podium 2003, on nous
avait promis un 4 temps mais le Banshee est indétrônable pour l'instant et a
encore de beaux jours devant lui ! On notera tout de même la belle 4ème place
du tout nouveau YZF450 qui, pour une première, fait assez fort ! Saura-t-il
faire trembler le mythique twin 2 temps en 2004 ?
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