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PDV
2001 :
Mon 1er Pont-de-Vaux
texte et photos : Eric
Zydziak
Pont de Vaux … Cette grande
course de niveau international fait rêver bien des pilotes de quad. C’est
lors de l’édition 2000 que j' ai découvert cette épreuve mythique… en
simple spectateur. Avec mon cousin, nous étions très impressionnés, tant par
la qualité des machines que par le pilotage. En réalité, on assistait à
notre première course, bref l’émerveillement. Il y avait une part
de frustration tout de même, on était sur le bord de la piste et pas sur une
machine. C’était décidé, on devait absolument participer à l’édition 2001.
Le projet fut lancé, mais beaucoup de choses
devaient être mises en place. Ce n’est que vers juin 2001 que l’on commençait
à rentrer dans le vif du sujet.
Premier point, la constitution du team. D’abord
mon cousin (Benoît, 16 ans) et moi même (EricZ, 21 ans en 2001 bien sur) mais
le problème etait le choix du troisième pilote. On recruta un des
membres du club : c’est Christophe qui
fut choisit. Il avait de bonnes connaissances de la compétition , car il a gagné
le championnat FFM et UFOLEP de Champagne en 92… C’est l’ « ancien » du team (sans le vexer,
j’espère…. J).
Deuxième point à régler : quelle machine
prendre ? On avait le choix
entre un Banshee et mon Honda 400 EX. Christophe ne s’engageait pas si on
roulait sur Banshee, c’est finalement mon quad que l’on a retenu… pour
changer (ça c’est un petit message perso… J).
Mais bon, mon Honda ex n’était déjà plus très frais, résultat une remise
en état complète chez le concessionnaire… et là : aie aie aie, ça fait mal
avant de commencer…facture à trois feuillets, vive le nombre de pièces !!!
Roulements AR, piston, chaîne de distribution, jeux de
plaquettes, pneus, embrayage, kit chaîne, optique AV, joints : résultat…
attention les yeux 17000 francs environ. A toutes ces pièces, il faut
rajouter aussi des amortisseurs Ohlins (petit modèle), de la durite aviation AV
et AR. Enfin, pour la remise en état du quad on partage à trois, ça
soulage un peu…
Finalement le
temps passe vite et on n’est plus qu’à trois semaines de l’épreuve
fatidique. On fait quelques journées de terrain pour l’entraînement, mais si
peu ! On y va un peu comme des touristes. Mais au fait, on dort ou ? Oups !
On a peut être oublié ce détail. Cela sera vite réglé, on prend la caravane
du cousin, ça sera nickel ! Ensuite, il y a encore pas mal de choses à prévoir :
groupe électrogène, tonnelle, extincteur ( obligatoire),
jerrican d’eau , essence, bouffe… Chacun prend ce qu’il peut et on
arrive à tout rassembler.
31 août
2001, ça y est c’est le départ… C’est parti pour un peu plus de 500 km.
Mais d’abord halte chez le cousin dans la Marne. On part donc à deux
voitures, moi avec la remorque et le gros matériel,
et l’autre voiture prend la caravane. Arrivés vers 10h on va directement au
parc coureurs. On décharge ce que l’on peut. Il faut se dépêcher, le contrôle
technique débute vers 11h30. Je pars donc en convoi avec d’autres quads dans la
ville de Pont-de-Vaux et les autres me rejoignent là-bas en voiture. Cela se
fait vite, contrôle des papiers d’abord, certains prennent des licences à la
journées, ensuite vérification du coupe circuit, des casques, etc.... C’est bon
, tout est en règle…ouf ! On laisse alors la machine dans le parc, une bonne
chose de faite… Ensuite petit restaurant le midi, on prend un petit apéro en
pensant au lendemain.
Mais avant de
penser au lendemain, pas mal de choses nous attendaient l’après-midi. On devait
installer le auvent de la caravane, et c’est la que la galère commence. Aucun
de nous n’a jamais monté cela. Donc on fait bien une dizaine de tentatives !
AAAAHHHH …. On en a marre !!! Finalement on y arrive, mais on se retrouve
à couper des bouts de tube pour que ça passe. C’est pas l’idéal mais raz
le bol . On a du bien mettre 3h (on ne rigole pas…) alors que tous les
autres à coté étaient bien installés et entrain de commencer
l’apéro.
C’est le
soir vers 20 heures que la magie de PDV prend forme : la présentation des
pilotes au public sur
un podium, à la manière des rallyes automobiles. Je suis chargé de monter le quad sur le podium, j’ai le trac… les collègues suivent juste
derrière. C’est une foule impressionnante qui est rassemblée sur la place de
Pont-de-Vaux. Tout ce monde pour le quad !!! On en revient pas.
Ensuite c’est le retour au circuit en convoi à travers la ville. Un foule
incroyable se trouve de chaque coté des rues. Une vraie haie d’honneur aux
quads et à leurs pilotes…
Après une
bonne nuit, c’est le jour J. C’est parti pour une séance d’essais chronométrés
le matin. Avec un peu d’appréhension, on roule chacun environ 3 à
4 tours pour se familiariser avec
le terrain. On n’a pas réellement cherché à faire un bon chrono. Du
coup, on se retrouve très loin sur la grille de départ. Pour être plus précis
114éme sur 120. On était alors décidé à faire beaucoup mieux. On prend un
bon petit repas du genre pâtes... natures. C’est pas super appétissant,
mais c’est l’idéal pour la course. On se prépare ensuite pour la première
manche d’une durée de quatre heures.
Manche
1 : 15H-19H . Je suis décidé à prendre le départ. La mise en pré-grille
des machines se fait trente minutes avant le départ, on a le temps de
stresser sur la ligne de départ. 5 minutes… 2 minutes… 1 minute… 30
sec… 5 sec… Tout le monde piétine et avance tout doucement… Je compte dans ma
tête les dernières secondes et sans attendre que le drapeau se baisse je
commence à courir, monte sur ma machine, mets le coupe-circuit, démarre… Je
fais deux mètres… je lève alors la tête et m’ aperçois alors que tout
les autres ne sont pas encore sur leurs machines mais commencent seulement à
courir… oups, vive le faux départ. Je fais un demi-tour pour revenir un peu
en arrière, mais tout le monde est alors sur sa machine, donc nouveau demi-tour
et c’est enfin parti pour cette édition 2001 des 12H de Pont de Vaux. Le but
de cette manche est de ne faire qu’un seul relais par pilote. Je roule
peu, prés d'un 1h15, mon cousin roule ensuite environ autant. C’ est à Christophe d’ entrer en action. Mais la pluie fait alors
son
apparition… La piste devient très glissante et le pilotage prend alors tout
son sens. La direction de course arrête même l’épreuve au bout de 3h3O car
beaucoup de pilotes n’arrivaient plus à franchir le passage du pont (c’est
sur avec des Goldspeed pour le superquadeur sur du terrain gras, c’est pas
facile… changer de pneus aurait été mieux qu' annuler la fin de manche.
Mais c’est un avis personnel). On finit la manche en 75éme position avec
50 tours accomplis. C’est pas mal, mais on a déjà 12 tours de retard par
rapport aux leaders Winrow/ Eichner .
Manche
2 : 22H – 01H. Il y a eu beaucoup
de pluie entre les deux manches. Le terrain est encore plus détrempé que lors
de la fin de la première manche. On craint le pire. On se rend donc au parc
fermé. Bizarrement il n’y a pas grand monde. On attend un bon moment pour
finalement entendre dire que la manche de nuit est annulée pour raison de sécurité.
A partir de là, de nombreux mécontentements se font entendre. En fait pour
cette épreuve, nous faisions partie d’un grand team de dix équipages, tous
en Honda 400EX. Plusieurs d’entre eux n’étaient pas d’accord avec la décision
et ont carrément retirés leurs machines du parc fermé en signe de
protestation. Cela les a mis directement hors course, et leur geste n’aura
servi à rien à part donner une mauvaise image au team. Bref
tout le monde retourne au stand et c’est finalement une nuit plus longue que
prévue qui nous attend.
Manche
3 : 10H-13H. Cette fois, c’est Christophe qui prend le départ.
Le terrain est encore bien détrempé, mais quelques tours suffisent à le
rendre praticable. Notre tactique de course est encore de ne faire qu’un
relais chacun. Je prends finalement le dernier relais pour à peu près 45
minutes. >Je m’étais habitué au
terrain au début de la première manche. Je ne m’imaginais pas qu’il
puisse se défoncer autant, et du coup je tétanise très vite des bras, mes
chronos sont bien moins bons qu’avant ( à peu près 15 sec de plus au tour).
On arrive quand même à finir la manche en 56ème position et on remonte 66ème
au général. Plus qu’une manche !
Manche
4 : 15H – 17H. C’est la dernière et la plus courte des manches.
Christophe décide de ne pas roulee : cela fait une heure
chacun avec Benoit. C’est lui qui prendra le départ et on est décidé à
donner tout ce qu’il nous reste. Objectif : les deux dernières heures à
fond !! Toute la manche se déroule correctement sans aucun soucis mécanique.
On fini 53ème de la manche et on gagne encore des places au général pour
terminer finalement en 61ème position sur les 120 équipages engagés. Pour
info, c’est Winrow/Eichner qui remportent la victoire avec quatre tours
d’avance.
On est donc
reparti de Pont-de-Vaux très satisfait, surtout avec notre machine quasi stock.
Aucun problèmes mécaniques, ce qui nous a évité de perdre beaucoup de
temps dans les stands. En effet, c’est aussi dans les stands que la course se
joue. Il vaut mieux rouler un peu moins vite, mais rouler tout le temps. Même
un arrêt, de seulement dix ou quinze minutes dans les stands, peut vous faire
perdre quinze à vingt places. Au moment où je finis d’écrire ce récit, je
viens juste de terminer mon troisième Pont-de-Vaux consécutif. J’ai attrapé
le virus dès ma première participation. J’ai pourtant mal partout, des
ampoules à tous les doigts mais je
pense déjà à l’édition 2004. En attendant, j’espère que ce récit
vous aura donné envie de venir rouler, ou tout au moins de venir assister à la
course.
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Préparation
de la machine :
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Ligne complète EVO (HRC).
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Filtre K&N.
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Réglage carburateur.
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Amortisseur Ohlins Avant (petit modèle).
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Durite de frein type aviation Av + Arr.
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Nerf-bars, bumper DG chromé, guidon Renthal,
cale pied décalé…
Remise en état
de la machine :
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Piston.
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Chaîne de distribution.
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Roulement de palier.
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Plaquettes Av + Arr.
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Embrayage : câble, ressort, disque.
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Poignée mousse.
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Double optique Av.
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Ampoule Av + Arr.
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Réservoir d’huile.
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Plus divers : joints, vidange, support de selle, collier de
pot……
Budget total
du team : environ 16000 francs. Soit un peu plus de 5000 francs par pilote.
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